IN MEMORIAM ELIZABETH CONNELL

Elisabeth Connell, soprano dramatique sud-africaine,  nous a quittés à 65 ans il y a peu, elle allait chanter prochainement à Toulon. Elle faisait partie de ces chanteuses qui, sans avoir fait une carrière de star, vous garantissait une qualité toujours égale, et un beau moment d’opéra. Un coup d’œil sur son répertoire qui allait de Brünnhilde à Turandot, mais aussi Fiordiligi et Norma montrera sa versatilité et l’adaptation de cette voix à toutes les situations, et toujours de manière honorable.
Pour moi, elle restera attachée à deux souvenirs du temps lointain où elle était mezzo-soprano. D’abord, un Don Carlo concertant à l’Opéra de Paris dirigé par Nello Santi en 1978 je crois où elle fut une Eboli impériale, qui fit crouler la salle sous l’ovation (et la surprise! elle était alors très peu connue), puis à Bayreuth où elle fut une époustouflante Ortrud dans la mise en scène de Götz Friedrich avec Peter Hoffmann. Elle fut une Ortrud qui savait chanter, qui ne criait pas, et qui avait dans la voix un sens inné du drame. Pour moi, elle reste la plus grande Ortrud entendue sur une scène. Après 1980, elle devint soprano dramatique, elle chanta donc Brünnhilde, Isolde, et tous les grands rôles du répertoire. mais elle chanta aussi du répertoire italien, Norma comme précisé plus haut, mais aussi Odabella, Lady Macbeth ou Abigaille, et des rôles straussiens ou la Leonore de Fidelio. Elle fut moins impressionnante qu’en mezzo à mon avis, mais elle était une artiste sérieuse, modeste, sympathique toujours capable de donner de grandes émotions. Elle m’a procuré des moments d’opéras immédiatement gravés dans les grands souvenirs. Merci pour ce qu’elle nous donnés.

Une réflexion sur « IN MEMORIAM ELIZABETH CONNELL »

  1. I saw Ms. Connell in Australia from 1974 till 1977 as Kostelncka in Jenufa, Rosina in Barbiere and in an unforgettable concert with baritone John Pringle in Melbourne where they sang Verdi#s duets. We met afterwards at a friend#s place for a cup of coffee. Many many years later I was in Vienna and saw her in Fidelia. It jjust happened that we were staying at the same hotel, so in the morning I approached her jujst to say how much I had enjoyed her performance the previous night. She remembered the Melbourne concert and our common friend. Elizabeth Connell was a incredibly warmhearted human being, a marvellous singer, whom I will never forget especially, as you say, as Ortrud, not the on in Bayreuth (Iwas not yet going there at the time), but in Milano. Ciao Elizabeth wherever you are youare with us. Giampiero

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