SUMMUM de GRENOBLE 2011: CARMEN, par la FABRIQUE OPERA (Dir.mus: Patrick SOUILLOT)

 

Voilà une opération qui pourrait séduire: chaque année, Patrick SOUILLOT et sa FABRIQUE OPERA programment au Summum, la salle de Grenoble qui fait office de “Zenith” un opéra “populaire” pour un large public, chanté par des jeunes artistes avec un orchestre appelé  “L’Orchestre” qui est l’orchestre symphonique universitaire de Grenoble, et la collaboration de lycées professionnels qui fabriquent les costumes (Lycée Argouges) ou qui font les coiffures (Lycée Jacques Prévert) et le soutien d’une foule de structures et d ‘entreprises grenobloises . On a ainsi vu depuis quelques années La Flûte enchantée, La Traviata, West Side Story, Don Giovanni. C’était cette année le tour de Carmen qui a pulvérisé tous les records d’affluence puisque les quatre représentations étaient combles, on est venu de loin pour voir ce spectacle.
Mais autant la nature de l’opération, qui permet à des jeunes musiciens ou chanteurs, à des amateurs et à des élèves de participer de près à l’élaboration d’un spectacle est à saluer, à soutenir, à poursuivre, autant le résultat de l’entreprise confond par sa médiocrité notamment au niveau scénique. Le public accouru en foule qui fait un triomphe à l’ensemble ressort hélas avec l’idée qu’il a vu dans ce spectacle la Carmen de Georges Bizet, et cela en dit long sur les résultats réels du travail d’éducation du public des grandes institutions culturelles du territoire de Grenoble, à commencer par Marc Minkowski et ses Musiciens du Louvre-Grenoble.
Dans une ville qui a une grande tradition de spectacle vivant, où la MC2 (le plus grand complexe de spectacle vivant de France, et le plus subventionné: un auditorium de 1000 places, une salle de 1200 places, un petit théâtre de 250 places, une salle de création de 700 places, et des studios de danse etc.. etc..) ne désemplit pas, o
n doit s’interroger sur le sens de ce succès au détestable rapport qualité-prix: sans doute une soif d’opéra qu’on voit aussi se développer à travers la multiplication des opérations de retransmissions dans les salles de cinéma, sans doute aussi le résultat d’une impressionnante campagne de communication, sans doute enfin l’existence d’un public en demande que les réponses apportées par les structures en place ne prennent peut-être pas assez en compte.

Il n’est pas question évidemment d’apprécier ce spectacle sur les mêmes critères que les spectacles que je fréquente habituellement, ni de mettre en cause l’ensemble des participants, souvent bénévoles, enthousiastes et valeureux, mais force est de constater que le minimum requis n’est pas atteint. Les spectacles de ce type qui ont lieu dans les stades et les “Zenith” visent à rameuter un public nombreux sur des critères de spectaculaire, et essentiellement de divertissement: il faut du monde sur scène, de la couleur dans les décors, et la musique est bien entendu sonorisée: il est bien difficile de donner un avis musical dans ces conditions car chanteurs, choeur et orchestre ne sont pas au même niveau sonore.
C’est exactement le cas pour cette Carmen: c’est un spectacle de divertissement qu’il ne faudrait surtout pas prendre au sérieux et rapprocher d’une vraie entreprise artistique à prétention culturelle et musicale. On n’est pas vraiment à l’opéra.
La distribution est composée de jeunes chanteurs  qui ne sont pas indignes, mais dont tous ne sont visiblement pas encore prêts pour la scène. Carmen (Marie Gautrot) a un joli timbre de mezzo, mais quelques problèmes de justesse (air des cartes) et surtout une fâcheuse manière d’appuyer sur les consonnes pour donner au rôle une allure énergique, qui en réalité ne produit aucun effet, car elle ne sait pas interpréter. Le Don José de Rémy Poulakis ne rend pas justice au personnage, a une diction et un débit monocordes, une tenue en scène très problématique frisant le ridicule, et un souffle court, on est très très loin du compte! La Micaela de Sevan Manoukian est passable, elle n’a pas une voix homogène,avec une couleur
métallique et grèle dans le registre central, et avec une autre voix, un peu courte, dans les aigus. Fabrice Alibert a  des problèmes de souffle et de tenue scénique, il n’est pas encore prêt pour Escamillo. Frasquita (Joanna Malewski) a une voix acide et un peu trop de vibrato tandis que Mercedes (Landy Andriamboavonjy) semble, de tous, la plus en place. Au total, des rôles féminins tout de même un peu plus au point que les rôles masculins avec des problèmes pour tous, notamment dans la manière de respirer et le travail du souffle et  avec la débandade assurée dès que le rythme change (les passages dramatiques de la scène finale sont très problématiques). Le choeur composé d’amateurs n’est pas là non plus indigne loin de là, mais les hommes sont tout de même insuffisants (volume, pose de voix, décalages incessants avec l’orchestre) alors que les femmes en revanche sont bien plus au point.  Les faiblesses de l’orchestre (notamment au niveau des vents et des bois) font paradoxalement ressortir la difficulté de cette partition archi-connue, qui demande un raffinement et une précision qu’à aucun moment Patrick Souillot ne cherche à insuffler: au contraire il use  et abuse des changements de rythme, des accelérations brutales, surprenantes sans  aucun lyrisme. . L’orchestre fait de jeunes peut légitimement avoir des faiblesses, mais le chef n’aide pas à donner de la couleur à l’ensemble. A aucun moment la musique ne distille ne serait-ce qu’une seconde de poésie ni une quelconque émotion. Cela ne décolle pas.
Il faut dire aussi que la mise en scène (peut-on appeler cela une mise en scène?) de
Raphaëlle Cambray-Jouantéguy rassemble à peu près tout ce que l’on déteste à l’opéra: incohérences (mouvements chorégraphiques injustifiés), gestes convenus ou ridicules (Frasquita relève sa jupe laissant voir une culotte avec un coeur où vous pensez…),  maladresses dans l’organisation des entrées et sorties; pour le reste, on est dans le tape à l’oeil (éclairages hideux, jaunes, rouges, bleu pétrole, fluo), dans une approche très voisine de l’opérette dans le traitement des foules et de certaines scènes: nulle émotion, nulle idée, nul propos. Un travail fait à la va-vite: je ne sais combien de temps auront duré les répétitions, mais je crains qu’on n’ait pas vraiment pu travailler de manière approfondie. Il faut remplir le plateau, donner de la couleur, mettre de la foule pour faire de l’effet et mettre de la lumière (ah! ces “guirlandes de noël “entourant le décor dans la scène des cartes ou l’arcade-entrée de l’arène dans la scène finale). Quant aux costumes, qui sont joliment réalisés par les élèves du Lycée Argouges, ceux des solistes ne sont  malheureusement pas toujours du meilleur goût, au contraire de ceux du choeur, et ne correspondent pas toujours aux personnages: quelle idée d’affubler d’une robe gitane bleu et argent la Carmen tragique du dernier acte. Où a-t-on trouvé ce bleu hideux? sur les paquets de “Gitanes” bien connus? c’est à ça qu’on pense…Et quelles orientations la production a-t-elle données aux élèves pour le choix des couleurs, et de la réalisation ?
Mais ce qui me chagrine, ce n’est même pas le résultat général ni le niveau musical, car à l’évidence l’enthousiasme et l’engagement sont visibles partout: c’est qu’on trompe le public en lui faisant prendre ce travail comme un travail scénique exigeant, qui vise à l’excellence comme on l’a dit sur scène au moment des saluts. On va m’opposer l’affluence, le succès croissant, l’enthousiasme réel des spectateurs. qui certes, est riche de potentialités car il donnera peut-être envie d’aller à l’opéra.. Mais comment, dans une ville où l’opéra existe peu, et où la seule référence depuis quatre ou cinq ans sont ces productions de la Fabrique Opéra, le public pourrait-il se construire une “culture” lyrique ?
L’an dernier, La Fabrique Opéra avait présenté un Don Giovanni de Mozart , version Prague, donc tronqué de la moitié du second acte, en adaptant les récitatifs; cette année, où l’ensemble est tout de même  meilleur, les dialogues (très mal joués) sont souvent réadaptés dans un langage considéré comme “plus proche des gens” alors que le dialogue original est
par ailleurs   parfaitement clair et compréhensible . C’est vraiment présupposer que le public ne comprendrait pas l’original: ce n’est pas vraiment honorable et c’est surtout inutile

Et que, pour couronner le tout, les prix aillent de 29,50€ à 65€, c’est à dire  les prix d’un spectacle professionnel, qui ne correspondent en rien au niveau de ce qui a été présenté,  me paraît particulièrement délétère, là où des vraies salles comme l’Opéra National de Lyon affichent des prix qui vont de 13€ à 90 € pour de vrais spectacles d’Opéra de niveau international dans un espace fait pour cela: j’ai vu des gens qui venaient de la Drôme: ils investiraient peut-être moins en allant à Lyon qu’au Summum, et au moins ils verraient de l’opéra. Quant aux prix de la MC2, ils ne dépassent pas 42€. C’est bien montrer que l’entreprise de la Fabrique Opéra n’est pas si “populaire”, comme on essaie de nous le faire croire et qu’en matière de musique classique, mieux vaut faire confiance aux structures publiques.

En France, il est évidemment difficile de faire de l’opéra en dehors des grands centres urbains  nous ne sommes pas en Allemagne avec ses 250 théâtres de ville qui présentent chacun une saison d’opéra avec une troupe fixe. Dans le système à la française, l’opéra est réservé soit aux salles (une quinzaine en France) de grandes villes, soit au cinéma, soit à des spectacles de cet acabit (il y en a quand même d’un peu meilleurs dans le genre!): en terme d’éducation du public, qui , nous l’avons vu, est en demande, nous sommes bien à la traîne et bien loin du compte. Grenoble a bien un orchestre prestigieux en résidence, mais cet orchestre (les Musiciens du Louvre-Grenoble) répète à Paris et joue un certain nombre de programmes à Grenoble sans vraiment être “enraciné” sur le territoire. Comment monter un travail approfondi et au long cours pour construire un public et un projet autour du lyrique dans ces conditions ? On ne fait que gérer le public captif habituel de la musique, sans vraiment aller chercher des nouveaux publics avec les dents.
Grenoble est une ville de grande tradition théâtrale, de grande tradition chorégraphique, avec un vrai public, ouvert, disponible, formé, il est seulement dommage qu’elle laisse le champ de l’opéra et du lyrique à des projets de ce type, qui avec l’alibi de l’affluence, perdurent dans le médiocre parce qu’ils n’ont pas de visée artistique. Il y a de la vraie ressource professionnelle et je suis sûr, économique, pour construire au moins un vrai projet d’opéra par an dans les structures publiques de Grenoble.

Patience, confiance, fabriquons de l’opéra, et non un ersatz qui n’en a pas vraiment le goût.

 

49 réflexions sur « SUMMUM de GRENOBLE 2011: CARMEN, par la FABRIQUE OPERA (Dir.mus: Patrick SOUILLOT) »

  1. J’ai vu ce spectacle, il est tout a fait honorable et politiquement passionant. Un des dangers du net, c’est que n’importe quel chanteur raté, ou vague mélomane aigri peut se la jouer en se prenant pour un critique musical du monde sur un blog autoproclamé. Mais pour cela il faudrait aussi en avoir la déontologie. Sous vos descriptions pseudo- techniques, qui donnent une apparence de compétence, transparait surtout le snobisme et la haine. Ce que vous dites des chanteurs est faux. Le Don José est magnifique, la vois de Carmen est techniquement très au point, le jeu et le timbre de Micaela sont bouleversants. Cela dans des conditions effectivement pas évidentes. Monsieur, votre blog purement négatif est antipathique et inutile. Les gens comme vous sont la lie d’internet, et malheureusement ce genre d’insanités reste…
    Pierre Neibourg

  2. Bonjour

    Ayant fait partie des choeurs de ce Carmen, je suis evidemment affectee par cette critique assez negative.

    Je pense avant tout que la demarche a ete mal comprise : cet opera ne s’adressait pas en priorite aux habitues de l’opera, mais bien a ceux qui n’ont jamais ose/eu l’idee/eu les moyens d’aller a l’opera. Et apres avoir discute avec les lyceennes qui s’occupaient de nos coiffure, de nos maquillages ou avec certaines des 2500 personnes qui ont pu assister gratuitement a la repetition generale (scolaires, personnes en reinsertion sociale, SDF,…), je pense pouvoir dire que cet objectif est plutot bien rempli. Et je suis contente d’avoir entendu des gens me dire : “Je n’aurais jamais pense que l’opera pouvait etre quelque chose de si vivant et si prenant ! Ca m’a donne envie d’aller a l’Opera (le vrai)”.

    Alors peut-etre que les choeurs n’etaient pas parfaits (malgre nos interminables heures de repetitions apres le boulot, nous restons tous des amateurs), que les solistes ne sont qu’au debut de leur carriere ou que la mise en scene etait parfois maladroite, mais je pense que le “minimum requis” a ete largement atteint et que cette initiative a completement sa place a Grenoble, comme premiere approche de l’opera (et rappelons, en ce qui concerne les tarifs qu’ils demarraient a 20 euros pour les etudiants et que la plupart des CE de l’agglo ont propose des places a tarifs tres avantageux).

  3. enseignante au lycée argouges, mes élèves ont réalisé les chostumes des choristes de carmen… les présentations étant faites, je ne commenterai que ce que je suis à même de maitriser, ainsi je vous confirme que le bleu de la robe de l’acte a n’est pas “gitane” mais plutot turquoize…
    la lecture de votre blog me laisse à penser qu’il s’agirait d’un règlement de compte… à plusieures reprises le lycée a collaboré avec la MC2, et Jean Claude Gallota, et nous avons mis la même exigence de qualité dans tous les projets que nous avons menés…
    Les élèves ont créé les maquettes en collaboration avec Raphaëlle, et d’autres élèves se sont contentées de respecter au plus proche les dessins de leurs ainés. Ainsi, à vous lire, vous ètes le seul détenteur du bon gout…
    je serai d’accord avec vous sur un point, les habitants du village olympique (voisin de la MC2) et des autres quartiers populaires ne se mélangent pas avec les amateurs des salles subventionnées… je vous partagerai ma dernière expérience lyonnaise, pour l’illustrer: dans le cadre de ce projet, j’accompagne mes élèves grace à un magnifique dispositif de la région rhone alpes “lycéens à l’opéra”, en octobre, nous avons eu l’immense chance d’admirer le renard et autres fables de Stravinsky. Grâce à la formation prévue dans ce dispositif, j’ai préparé cette sortie. Je dois pourtant déplorer que les quelques classes accuillies ce soir là, se sont trouvées jugées et toisées par le public habituel, certes mes élèves n’ont pas eu le bon gout de sortir leur renard, mais se sont contentées de le découvrir sur scène mis en scène admirablement.
    Je déplore donc les propos que vous écrivez car si je n’accompagne pas mes élèves dans cette découverte culturelle, leurs parents ne franchiront jamais les portes de vos grandes maisons, mais alors vous auriez gagné: l’opéra vous est donc réservé.
    MERCI A TOI PATRICK SOUILLOT

  4. La première chose qui me vient à l’esprit en lisant votre article est: ” Que faisons-nous dans ce blog brillantissime, aux côtés des critiques qui concernent Abbado, la Scala, Berlin et autres acteurs ou lieux prestigieux du monde musical?”
    Quel honneur… à moins que votre prose ne soit une commande. Il est vrai que notre projet ennuie quelques huiles grenobloises.
    Il serait fastidieux et aussi ennuyant que votre texte, écrit dans un style qui vous honore (je ne peux m’empêcher de penser à l’aphorisme ” C’est le style qui fait l’homme”), de répondre point par point aux “arguments” et contre vérités que vous assénez avec le courage d’une plume anonyme.
    Un seul point pour prouver que votre manque d’objectivité, de méthode et de rigueur intellectuelle, vous écrivez que les prix à la MC2 n’excèdent pas 42€
    Perdu…
    http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/zoom.php?spec=1246
    http://www.mc2grenoble.fr/mc2_programme_reservation/zoom.php?spec=1209
    Par ailleurs comment pouvez-vous comparer des tarifs entre des structures subventionnées à 80% ou plus avec une association qui ne reçoit pas un centime de la ville de Grenoble.
    Vous irez expliquer aux contribuables grenoblois pourquoi un concert (on ne parle même pas d’opéra) coûte 52€ avec un orchestre subventionné par la ville la région l’Etat dans une salle qui ne l’est pas moins.
    C’est exactement parce que la Culture et spécialement l’opéra ont été sous la responsabilité de personnes comme vous, cher anonyme, pendant des dizaines d’années ; qu’elle est devenue une affaire réservée aux privilégiés…. effectivement, je compte sur vous pour faire de l’opéra. Je peux dormir tranquille!
    Votre vision de la culture amputée de sa dimension et son utilité sociale est malheureusement la confirmation d’une approche passéiste et ultra bourgeoise. Je crains que le 21eme siècle vous soit difficile à vivre, car partout dans le monde des initiatives tentent à redonner accès et à partager la culture avec le plus grand nombre, et notamment les plus défavorisés.
    Quant à votre avis sur l’artistique, c’est votre droit le plus absolu de le penser. Heureusement, il y avait des musiciens, des vrais, qui ont eu des critiques radicalement opposées aux vôtres. Comme nous l’avons vu précédemment, votre rigueur intellectuelle laisse à penser que cet avis n’est pas l’apanage d’une personne droite ou dénuée d’arrières pensées.
    je finirai par cette phrase que vous pourrez retrouver dans un célèbre livre de caricatures (Jeu de massacre):
    “En fait je préfère ne pas être admiré par lui. Il a trop mauvais goût, le pauvre”
    Merci de laisser ce commentaire comme droit de réponse.
    Quand on met autant d’énergie à démolir un projet aussi “médiocre”c ‘est que la médiocrité n’est pas si flagrante, ou que l’on prend les 13 000 spectateurs pour des attardés culturels.

  5. Cher Monsieur,

    Je ne m’étendrai sur le contenu ô combien brillant de votre analyse qui émane certainement d’un apparatchik d’une modèle culturel obsolète et dangereusement élitiste.

    Vos procédés d’élimination systématique des commentaires est largement digne des meilleures heures du totalitarisme soviétique.

    Je me permettrai juste de réagir sur le tarif de places: je trouve assez fascinant et pour le moins que nos invités aient le culot de se prononcer sur les tarifs. La critique s’exerce certainement plus facilement en carré OR invité…

    Dans l’attente de la suppression de ce message,
    Un -lamentable- musicien

  6. Avant que ce commentaire ne soit effacé…..Le procédé qui consiste à annuler les commentaires non conforme à votre vision totalitaire en dit long sur votre sens du débat et sur vos véritables motivations…. Vous travaillez visiblement pour la MC2.
    Pourquoi vous cachez vous derrière un pseudo? C’est courageux de jouer les critiques d’art anonymes. Par contre il est facile de remonter un adresse IP, et je vous promets que si on se croise, cher ami élitiste, je vous en fous une directe.
    Pierre Neibourg

  7. J’aime les spectacles de la (subventionnée) MC2, j’aime les spectacles de la “Fabrique Opéra”… J’aime qd l’émotion, l’envie de jouer et d’être sur scène, animent les acteurs, j’aime quand la (grande) musique investit le summum… Je ne suis qu’un spectateur “lambda” amoureux de jazz et du reste…. Alors ces critiques qui n’engagent que son auteur ne doivent pas démobiliser la belle dynamique de nos amateurs (du verbe “Aimer”) d’opéras populaires. Chris (oui c’est anonyme ;-))

  8. De retour chez moi, à quelques 300 kms de Grenoble, je pensais retrouver l’ambiance de Carmen en consultant le net et me voilà très en colère d’y avoir trouvé cette “bouillie pisse-vinaigre” parfaitement insupportable et cruelle : un discours savant, empreint d’objectivité au premier abord, mais qui se révèle très vite pure démagogie car suivi d’une litanie de critiques accablantes, apanage d’un esprit psycho-rigide, pénétré de son importance, évoluant dans des sphères probablement davantage “prout-prout” que moyennes ou populaires …
    En effet, l’élan humaniste initial confine vite à la pervisité car sabré dans la foulée par un verdict que je qualifierai de “mathématique” et sans appel qui n’épargne pratiquement personne. S’agit-il là d’un règlement de compte ? Cela peut être envisagé à travers les lignes, alors c’est mesquin et très, très ennuyeux et surtout très irrespectueux de chacun !
    En effet, cette sorte de commentaires est très dommageable à tous, c’est quasiment une manière de camouflet adressé : aux organisateurs, aux artistes et nombreux jeunes acteurs imaginatifs et créatifs qui s’efforcent de susciter l’événement culturel à la portée de tous mais aussi aux milliers de spectateurs qui voient ainsi leur plaisir dévalué en quelques phrases assassines !
    Peut-être avez-vous, Monsieur, la nostalgie de divas opulentes ou de ténors ventripotents — dont le jeu était caricatural, engoncés et peu crédibles qu’ils étaient dans des costumes de circonstances dont on ne retenait que le ridicule qu’ils leur conféraient — dans les rôles respectifs de Carmen et Don José .. on peut alors apprécier, dans ce cas, qu’il y ait eu frustration pour vous !
    La critique est nécessaire et constructive en tous domaines mais lorsqu’elle s’érige en véritable entreprise de démolition, elle est nulle est non avenue.
    Il apparaît nettement plus judicieux d’encourager à la persévérance dans de telles entreprises humaines et, qu’à l’instar de Patrick SOUILLOT, d’espérer que d’autres chefs d’orchestre s’engagent dans les mêmes courageux efforts dans d’autres régions de France.
    Je demeure ravie de m’être déplacée pour assister à cet opéra ; le ciel est d’un beau bleu “Carmen” dans ma région aujourd’hui !

  9. Je n’ai pas apprécié ce spectacle, ce qui me range incontestablement aux côtés de l’auteur de ce blog. Je suis surprise par certains commentaires que sa critique a provoqués. Ne reconnait-il pas “l’enthousiasme et l’engagement” des participants “partout visibles”? ne peut-on pas critiquer la qualité du spectacle, même si le public était au rendez-vous?
    Peut-on imaginer à Grenoble, dans un dispositif équivalent, d’autres choix de mise en scène, de décors, de lumière, de répartition des personnages, qui auraient permis à l’émotion de se répandre, d’enfler jusqu’à l’acte IV, si intense en théorie, si plat ce soir là? Ni situé dans l’avant-garde, ni dans le classicisme, ce spectacle de Carmen interroge peu à mes yeux ses personnages, et leurs situations. Ne peut-on pas penser une alternative à cette entreprise spectaculaire; une alternative où nous aurions été captivés et émus. En fin de compte, j’ai été déçue par ce qu’il y avait de caricatural dans la mise en scène, sans parler de ce qu’il y avait de franchement ridicule. Je n’ai pas été captivée ; c’était trop tape à l’œil, à mes yeux.

  10. L’auteur anonyme de ce blog est HERVE GALLIEN qui a été 10 ans trompettiste à l’opéra de Lyon, directeur pendant 30 ans du Conservatoire de AIX les BAINS et fondateur du festival d’opérettes de AIX
    il a dû ainsi pu apprécier le magnifique quintette de CARMEN du 2ème acte façon Offenbach
    Nous enverrons bientôt à Aix Jean-Christophe KECK, spécialiste de Offenbach, pour apprécier les productions de HG.
    Mais attention AIX les BAINS n’est pas AIX en Provence!
    J’aime bien les 2 derniers mots de sa chronique: “patience, confiance”
    car chaque année le niveau monte

  11. Grand lecteur de ce blog (dont on ne peut contester la qualité, la sensibilité et l’intelligence du propos, appuyées, semble-t-il, sur des années de grande mélomanie voyageuse), je suis choqué par la teneur des critiques formulées au sujet du dernier billet ! Je n’ai pas vu le spectacle, mais je décèle une haine et une volonté d’argumenter bien pauvres dans certaines réactions épidermiques de certains internautes ! On va même jusqu’aux menaces physiques (sous le coup de la loi). Alors que je croyais que la “musique adoucit les moeurs”, je mesure combien nous sommes loin du compte !
    – le billet de l’auteur de ce blog n’est pas insultant. Il se contente de regretter qu’il y ait eu si peu de préparation pour un spectacle qui s’est présenté comme un “vrai” opéra.
    – tout est appuyé sur des exemples précis, la critique est argumentée et ne relève ni d’une vengeance personnelle ni d’un snobisme de mauvais aloi.
    Si je comprends bien, le prix de la place était trop élevé par rapport à la qualité réelle. Pour faire découvrir l’opéra, on peut aller directement vers la qualité et ne pas hésiter à confronter les néophytes au radicalement nouveau, voire au difficile ! Quand on a la chance d’avoir l’opéra de Lyon, le Grand Théâtre de Genève et l’opéra de Lausanne (magnifique Roméo et Juliette donné récemment, une salle pleine de jeunes, enthousiasmés par la qualité de l’oeuvre, du chant et de la direction musicale), qui proposent des tarifs abordables, on n’hésite pas une seule seconde ! On peut lire Madame Bovary en roman-feuilleton ou en réécriture simplifiée… Mais aura-t-on lu le roman de Flaubert ? Il faut faire confiance à l’intelligence du public : on n’ira peut-être pas immédiatement voir Lulu, mais Carmen, à mon humble avis, n’est pas l’opéra qui mérite d’être dénaturé pour plaire démagogiquement au plus grand nombre ! On peut vouloir l’élitisme pour tous !
    Quoi qu’il en soit, la haine des commentaires postés me paraît bien futile ! On parle de musique, d’ouverture, d’esthétique, de beauté… Tout cela me semble moins grave et moins porteur de divisions que la situation politique actuelle ! Et on répond par des mesquineries ou des menaces physiques…
    A moins qu’il n’y ait que la vérité qui blesse, je terminerai par ce très célèbre mot de Beaumarchais : “sans liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur”.

  12. Erratum
    Non ce n’est pas Hervé Gallien, auprès de qui je m’excuse
    mais le style ressemblait fortement….. voilà à quoi ça abouti d’avancer masqué!
    CARMEN ne doit pas être le dieu intouchable de l’opéra; la Fabrique-opéra a valorisé la musique de Georges Bizet (magnifique orchestre!)
    je n’avais pas trouvé que la version opéra de Lille (Stéphanie d’Oustrac) fut si rayonnante: tous en gris et en rang d’oignon! moins esthétique que notre version
    la prochaine fois, on rajoute des chevaux et des ânes comme à Vérone!

    1. Samedi 22 octobre 2016. Je découvre que je sui cité dans cet article. Je ne ma savais pas aussi célèbre. Pourrait-on me donner une explication ? Merci

  13. REPONSE BLOG

    Hé bien moi, pauvre de moi, j’ai aimé cette Carmen. Et Dieu sait que j’en ai vu et éprouvé des versions méga prestigieuses créées dans nos grandes salles subventionnées .
    Oui, pauvre de moi, car heureux d’un soir trop rare, je l’ai aimée pour sa singularité, son âme propre, loin des clichés d’initiés du genre qui me détournent de plus en plus des fauteuils cossus des salles d’Opéra où je m’enfonce en bâillements, préférant de loin écouter l’œuvre chez moi, à moindre frais…
    Voilà une Carmen qui fonctionne dans toutes les dimensions et fait feu de toutes voix. Une interprétation musicale subtile, parfaitement vibrante et lyrique, des voix solistes superbes, touchantes, collant parfaitement à l’émotion des personnages… Un chœur amateur impliqué avec passion… Le tout, emmené par une mise en scène vivante et audacieuse, qui vous happe et vous projette dans l’histoire, où les protagonistes s’incarnent à pleine humanité, âprement, tendrement, à des encablures des assommantes simagrées habituelles où l’indication principale semble se résumer à la rigidité scénique la plus absolue.
    Ici, je le répète, tout est vivant, tout est généreux… l’opéra se retrouve marié au théâtre, avec un Don José bouleversant, qui paiera cher son hésitation amoureuse d’un instant… une Carmen fragile, aimée et déjà espiègle… Et puis à chaque coin de la scène, de l’action partout, toujours justifiée, servant au plus près le sens du texte. À l’image de cette œuvre mouvementée et palpitante, les solistes, les choristes entrent dans le même désir de mouvement… Plus inattendu sans doute au milieu de tout cela, le souffle du naturel, de l’humour même, qui permet d’adhérer à tous les aspects de l’histoire.
    Loin de l’académisme archi-rebattu ou du modernisme conceptuel, qui n’aura pas le temps de devenir lui-même un classique, j’ai eu pour une fois l’impression qu’on s’adressait à moi, citoyen lambda, un Don José en sommeil peut-être, qui sait…
    Mais aussi et surtout j’ai eu l’impression qu’on s’adressait à tous… Cette impression s’est muée en certitude en écoutant les commentaires enthousiastes de tous ceux qui, comme moi, sortaient du spectacle. Tous se plaisaient à dire combien cela leur avait plu, combien ils avaient été absorbés et embarqués.
    En général, on appelle démocratisation de l’Opéra le processus qui consiste à utiliser les fonds publics, versés par le grand public, pour le redistribuer dans des productions où ce même grand public brillera précisément par son absence des gradins, d’avance pas convaincu et pour tout dire peu enclin à se taper des heures de visions de chanteurs figés, engoncés, coincés de partout, voire momifiés si on en juge par les deux positions souvent accordées aux choristes : debout ou assis. En un mot l’argent public permet à une élite favorisée de s’acquitter moins cher de sa place… Cherchez l’erreur…
    Ce soir-là, à côté de moi dans l’assistance, il y avait des nuées d’enfants, invités, et de nombreux SDF, tous aussi généreusement invités par la Fabrique Opéra… tous émerveillés… Touché par l’émotion de ce public que l’on ne croise jamais dans les salles d’Opéra, j’ai alors pensé à l’un des plus grands écrivains français, arguant que lorsqu’on écrit, on doit toujours penser à sa concierge. Certains y verront un sens péjoratif où l’art est rabaissé, rendu vulgaire par sa visée populaire. Je pense au contraire que lorsqu’on offre l’accès du plus beau au peuple, il comprend très vite et très bien. N’en déplaise aux élites. La Fabrique Opéra a réussi sa mission de la plus artistique et populaire des manières. En matière d’Opéra, preuve est faite que l’un peut aller avec l’autre.
    Oui décidément j’ai aimé cette Carmen, si proche de la vie, du théâtre et de la condition humaine… et si en plus elle pousse l’espièglerie jusqu’à déranger les détenteurs exclusifs du bon goût, comme elle les a déjà dérangé à sa création, en 1875, au grand malheur de Bizet, alors là…

  14. Stupéfaite !….Je suis stupéfaite à la lecture de votre critique outrancièrement acerbe ! « Le trop est l’ennemi du bien » et votre niveau d’exigence sectaire démesuré !
    Dans la formation des jeunes qui lui sont confiés, l’Education Nationale n’est jamais parvenue à effacer l’image compassée de l’OPERA, celle d’un intellectualisme hermétique caricaturalement réservé à une élite de nantis soucieuse de conserver ses privilèges. Vos écrits confortent cet élitisme qui depuis toujours a entravé la connaissance par tous de cet art méconnu. Il appartient pourtant à notre patrimoine culturel musical !
    Patrick SOUILLOT a osé relever le défi de la vulgarisation de l’OPERA et il réussit grâce à une démarche soutenue par une pédagogie très efficace : « être acteur de ses apprentissages ». Contrairement à vos allégations, l’exigence de qualité de cette version de CARMEN est reconnue par des professionnels éminents et elle est lisible dans tous les aspects du spectacle. C’est loin d’être une interprétation « au rabais »comme vous le laissez entendre !
    La modernisation de la mise en scène, l’actualisation de l’éclairage et des jeux de lumière dépoussièrent et démocratisent le genre .La jeunesse des acteurs : musiciens, chanteurs et choristes, l’énergie du chef d’orchestre impulsent aux béotiens qui prennent du plaisir pendant le spectacle, l’envie de découvrir cet art. Les personnes sensibilisées au SUMMUM n’hésiteront plus à fréquenter l’opéra de LYON ou l’opéra BASTILLE désormais et comprendront beaucoup mieux l’engouement des passionnés de « vocalises » !
    A GRENOBLE, la MC2 ne propose rien de semblable. A ma connaissance, aucun spectacle qu’elle a offert depuis sa réouverture n’a atteint l’affluence de CARMEN. Pourquoi ne pas envisager que « la culture musicale » puisse aussi passer par des initiatives telles que celles que propose la « Fabrique Opéra » ? Elles devraient être soutenues au plus haut niveau des instances décisionnaires en matière culturelle de notre pays !
    (Je regrette de ne pas connaître l’identité de l’auteur de cette diatribe, elle expliquerait sûrement son analyse ! Je suis moi-même Directrice d’Ecole Elémentaire E.R, honorée d’avoir été promue Officier dans l’ordre des Palmes Académiques pour services rendus à l’Education Nationale, très sensibilisée aux carences de cette dernière en matière d’éducation musicale malgré les expériences trop ponctuelles qu’elle mène. Je suis convaincue que l’entreprise de Patrick SOUILLOT est une chance qu’il faut encourager et développer….)

  15. Enfin une analyse digne de ce nom de spectacles qui, sous couvert de démocratisation, trompe le spectateur. Il y a eu des initiatives magnifiques à la MC2 l’an passé d’un orchestre universitaire dans la programmation officielle de la MC2 : un régal, des tarifs accessibles et une performance digne de ce nom.
    En réalité La Fabrique Opéra est un concept démago, soutenu par la Fondation Carla Bruni Sarkozy et Attali. C’est une opération commerciale qui ne fait surtout plaisir à ceux qui la produise.

  16. Ce spectacle était lamentable ! de qui se moque-t-on ? Sous pretexte que des non initiés y sont allés, c’est un gage de qualité ? Je vous trouve séance tenante mille manifestations culturelles démocratiques de bien meilleure qualité que celle-ci.

  17. Ah la culture poubelle ! Il y en a ras-le-bol de ces superproductions qui polluent le printemps grenoblois à grand renfort de pub de supermarché. Le pompon, cette année, c’était la voiture promotionnelle. À quand la saucisse Don José et le string Carmen ?

  18. Malgré tous les efforts de ces jeunes, il faut savoir rester à sa place. Il y a des tas d’orchestres amateurs, bien moins soutenus par le privé et le public, qui font de la bonne musique en n’ayant pas la folie des grandeurs. En outre, l’argent privé ou public placé dans cette initiative aurait bien plus d’intérêt à soutenir nos institutions musicales de qualité qui peinent à affronter la crise et la réduction des crédits pour le spectacle vivant. Je m’interroge sur la possibilité que le chef derrière tout cela ne produit pas ces spectacles pour sa gloire personnelle, à défaut d’avoir pu diriger un jour un grand orchestre (et un grand répertoire) dans sa vie. Il est triste d’embarquer des jeunes qui n’ont rien demandé dans ces aventures aléatoires où se mêlent par ailleurs la politique avec des soutiens étranges, évoqués plus haut.

  19. Saviez-vous que l’ADES soutenait ce projet ? Attali aussi ? Carla Bruni-Sarkozy aussi ? Fadela Amara aussi ? Que le précédent opéra a été réalisé sous le haut patronnage du chef de l’État ? Quel beau mélange des genres : du André Rieux mélangé à du soutien politique… sous couvert de la bonne vieille démocratisation et de la prestation toujours émouvante de jolies tête blonde. Ce n’est pas parce que cela vise un public défavorisé que c’est forcément bien. A raisonner comme cela, on devrait accepter le FN qui fait un max de voix chez les plus défavorisés ! Il faut savoir dire quand une chose est mauvaise. Ce spectacle était mauvais. Point.

  20. Monsieur Plus vous êtes définitivement un vieux réactionnaire, ou alors un ancien stalinien nostalgique.
    Quel rapport entre ADES, Attali, Fondation Carla Bruni Sarkozi, Fadela Amara et les autres ? Ce qui vous gêne c’est qu’une équipe dynamique occupe un terrain et réalise ce que les institutions malgré les sommes colossales englouties ne font pas. Je ne connais pas votre age et je parie que vous avez plus de 60 ans. Malheureusement l’époque bénie de la “Macu” est révolu, et il faut pour chacun trouver les moyens de ses ambitions. Visiblement l’équipe de la fabrique Opéra croit plus à ce qu’elle fait que les institutions qui dorment tranquillement sur l’argent public.
    C’est votre droit le plus strict de ne pas avoir aimé ce spectacle, mais c’est un avis ultra minoritaire. Du reste, je suis persuadé que vous n’étiez pas au spectacle… vous auriez aussi ajouté à la liste des célébrités Frédéric Mitterrand qui patronnait cette édition 2011… et je suis étonné vu le ton de votre prose que vous ayez payé un billet pour aller voir un spectacle proposé par une association qui a reçu le soutien du Président de la république (car nous sommes en république, ne vous déplaise!), il y a 2 ans.
    Mille Bravos et encouragements à La Fabrique Opéra. Continuez. les avis des “pisses vinaigre” sont la preuve de votre réussite. Vous êtes l’avenir, ils sont dépassés par cette réussite qu’aucun d’eux n’a pu réaliser, comme chanteur raté, musicien raté, politique raté, chef raté, président d’association raté.. et je dois bien en oublier.

  21. Je pensais qu’il n’existait qu’une Madame Verdurin: celle de Proust.
    Monsieur Verdurin, vous me faites rire. Et je pense que tout ce que vous crachez sans discernement, vous soulage. Vous me faites penser à ces petits bourgeois -grenoblois-, qui m’ennuient tant à étaler leur culture….. voire leur confiture….
    Ce n’est pas de votre faute. Faut bien exister.

    Evitez donc à l’avenir La Fabrique Opéra, et Patrick Souillot

  22. C’est surprenant à quel point finalement ce blog fait une bonne publicité à La Fabrique Opéra.
    Travaillant moi même à la mairie de Grenoble, je ne vous cache pas qu’il y a déjà de nombreux mois, voire quelques années que j’entend les dents grincer dès que l’on aborde le sujet …
    Voulant me faire ma propre opinion, je suis donc allée pour la 1ère fois assister à leur travail au Summum.
    Force est de constater que j’en suis ressortie conquise et enthousiaste … pratiquement pour toutes les raisons contraires à celles développées par le créateur anonyme de ce blog … enfin anonyme … il me semble y reconnaître le style “académique” d’un certain Mr C…

    Je ne rate pratiquement aucun des spectacles de la MC2 … je suis bien placée pour connaître l’étendue de leurs subventions … je crains que leur montant ne soit pas toujours proportionnel à la qualité de leurs propositions culturelles. Pour être franche j’y retrouve peu de visages épanouis à la sortie de leurs spectacles.

    Il est assez comique de lire tous les allégations citées par Wanderer ( puisque Wanderer il y a … je ne suis pas sûre que son sens de la Fantaisie eut été partagée par Schubert) ) qui pourraient laisser imaginer que cette association croule sous les aides financières et les subsides de toutes sortes.
    Il suffit de prendre connaissance de leur budget, il apparaît en toute transparence à la fin de leur programme: 440 000 euros. Et ce pour l’ensemble du montage du projet … tous postes confondus. Croyez-moi, cela laisse rêveur quand on a l’habitude de voir passer des budgets de 8 à 10 fois supérieurs pour des productions regroupant que quelques intervenants …
    Bref, lorsque l’on veut se positionner comme donneur de leçon … (cela sent son ancien professeur, n’est-ce pas Mr C. ?), il faut savoir maîtriser un peu plus judicieusement les arguments artistiques et non pas s’acharner sur des considérations qui reflètent essentiellement un agacement politique.

  23. Que de débats! Pour ma part, j’ai passé une excellente soirée et c’est bien là l’essentiel. J’ai l’occasion d’apprécier de nombreux opéras tout au cours de la saison, dans de grandes maisons où je ne trouve pas toujours l’énergie, la pêche et le culot que j’ai vu à Grenoble. L’essentiel, c’est le plaisir, non? A quoi bon rabaisser le fait que l’opéra, c’est du divertissement? A force de chercher l’excellence absolue partout, tout le temps, on se fait chier (et les autres, accessoirement).

  24. “une précision qu’à aucun moment Patrick Souillot ne cherche à insuffler”

    Que n’avez vous pas assisté à une répétition publique de l’orchestre! Elles sont gratuites pourtant! Et je vous conseille de rester pendant les 2iemes parties, quand le gros du public est parti.

    S’il est peut-être vrai que la qualité musicale n’a pas été régulière comme un orchestre intégralement professionnel saurait le faire pendant 4+1 représentations (soit plus de 15h de musiques…), le mot indigent est vexant, malgré votre affirmation, je soupçonne que vous avez écouté avec vos oreilles réglées “sur les mêmes critères que les ensembles que [vous] fréquentez habituellement”. Quant à la mise en scène, je ne saurai vous en parler, de la fosse d’orchestre on ne voit pas bien.

    On peut reprocher beaucoup de chose maladroites ou mal exécutées mais ce que produit la Fabrique Opéra Grenoble, personne d’autre n’est capable de le faire à Grenoble. Il y a un mérite intrinsèque. En plus c’est une initiative privée donc si le produit final se vend mal, la fin de partie sera vite sifflée.

    On peut parler d’Education à la musique lyrique ou à l’opéra, ou bien on peut être partie prenante dans un spectacle vivant (même remuant si je vous suis). Les deux possibilités sont possibles, honorables et nécessaires, mais à la fin de la saison il n’y en a qu’une qui a vendu des places de spectacles. Yaka. Faukon.

    Merci d’être venu à notre spectacle. Et commencez dès maintenant à économiser votre argent pour vous offrir une trop chère place pour l’Opéra 2012. Ainsi vous pourrez persévérer à dire ce que vous pensez de notre spectacle et ainsi contribuer à nous faire connaitre. A l’année prochaine.

  25. Quelques précisions :
    Ce n’est pas une initiative privée exclusivement : 30000 euros de subventions de la région qui a en outre appliqué le dispositif de chèques cultures à cette manifestation ; 2000 euros de la Métro et 12000 euros du Conseil général. La ville contribue au fonctionnement de cette association en mettant à disposition gratuitement une salle de répétition à Grenoble. Juridiquement, il s’agit bien d’une subvention, en nature. M. Souillot ne nous fera pas pleurer sur son sort au regard des sommes dont il bénéficie qui demeurent largement supérieures à celles octroyées aux associations musicales de l’agglomération.
    Autre précision : bien qu’ayant le nom d’orchestre universitaire et étant composé d’étudiants, l’Orchestre n’a pas le soutien des universités grenobloises. Il s’agit d’une association qui a déposé le nom « Orchestre universitaire de Grenoble », mais qui ne désigne en rien un rapport avec les universités grenobloises. Le seul lien avec le supérieur relève de relations avec l’École de management de Grenoble qui est une école de commerce et non une université.
    Pour donner d’autres éléments de réponse aux propos de M. Souillot et de ses acolytes :
    – si ce monsieur avait un peu de cohérence, il ne se targuerait pas du caractère privé de son initiative tout en critiquant la ville de l’absence de soutien financier ;
    – une opération sociale ne fait pas la qualité d’un projet. Le présent blog relate tout à fait objectivement et avec mesure la réalité d’un spectacle mauvais. L’opéra ne s’improvise pas et ne consiste pas seulement dans une représentation musicale. Cet orchestre serait bien inspiré de ne prendre en charge que des opéras en concert ;
    – la motivation et la présence de jeunes ne font pas tout. Le succès grandissant n’est pas non plus un signe de qualité musicale et de mise en scène. Faut-il se contenter d’une certaine médiocrité sous prétexte qu’il n’y a pas d’initiative lyrique dans ce département ? En quoi est-ce un drame de devoir aller à St Étienne, Lyon ou Genève pour voir un Opéra ? Une ville ne peut pas tout assumer. Elle fait des choix que l’on peut discuter, mais on ne peut pas satisfaire toutes les demandes, alors que trois structures lyriques sont accessibles à 1 heure ou 1 heure 30. À trop dilapider les initiatives et l’argent, on se contente de structures médiocres sans résultats à la hauteur de l’exigence qui devrait prévaloir pour l’Opéra. Si le tissu associatif est important, il n’est qu’une base. Les personnes privées devraient s’acharner à soutenir des entreprises culturelles d’excellence qui sont en péril. Il suffit d’évoquer le sort de certains orchestres professionnels en région pour démontrer cette nécessité.
    – le succès grandissant qu’affiche La Fabrique Opéra est à relativiser : beaucoup de places ont été bradées et proposées à un euro pour donner le change à ceux qui mettent en cause cette opération et pour garantir le soutien privé ;
    – enfin, la Fabrique Opéra n’est pas loin d’une Fabrique politique : comme il a été évoqué dans un précédent post, il est regrettable de voir des personnages comme J. Attali, la fondation Carla Bruni-Sarkozy (qui n’a absolument pas pour objet premier le soutien à des activités musicales) ou l’ADES (l’association politique à tendance rouge-verte dont l’un de ses membres a fait tomber avec succès et soulagement pour les Grenoblois A. Carignon) se mêler à une entreprise dite culturelle.
    Pour résumer, la Fabrique Opéra, c’est du social, du politique et du marketing bien pensé. Ce n’est malheureusement pas de l’Opéra…

  26. Peut-importe que le spectacle ait été (ou pas) moyen, ce qui compte VRAIMENT c’est que Morales était hyper sexy !!!

  27. Chère Marie Anne,

    Puisque vous semblez bien connaitre tout le fonctionnement de notre association, peut être faut il vous donner quelques précisions sur cette organisation afin que vous puissiez vous répandre avec des informations un peu plus fiables, voire justes.

    Acte 1, comme vous l’écrivez il s’agit d’une initiative privée… une association fait partie du droit privé, et conserve cette particularité, même si elle reçoit des aides publiques… ce n’est pas parce que des collectivités locales aident un projet à hauteur de – de 10% , que le projet devient public.
    Quant à l’aide de la ville de Grenoble elle est bel et bien de 0€ à la Fabrique Opéra. Effectivement l’Orchestre Universitaire( ne vous déplaise… mais j’y reviendrai) reçoit une subvention de la ville de Grenoble de 3 000€ par an et occupe 2 soirs par semaine la salle Morillot, ce qui en terme de valorisation annuelle selon les critères retenus par la mairie correspond à environ 900€.
    Cette subvention est attribuée au fonctionnement de l’association et non au soutien à projets. Il n’y a donc aucune aide de la ville au projet Carmen. L’Orchestre Universitaire n’est ni producteur, ni co-producteur. Lorsque l’Orchestre produit ses concerts le logo de la ville de Grenoble figure sur sa communication comme il est normal et légitime de le faire.
    Je n’ai à aucun moment “critiqué” le manque de soutien de la ville de Grenoble. Je le constate et le valorise au même titre que ceux qui nous soutiennent. C’est une information publique que tout le monde peut obtenir, notamment sur le site de la ville de Grenoble…. en quoi cela serait une critique? cette décision de ne pas nous soutenir est respectable et donc discutable comme toute décision politique.
    L’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble a été créé en 1977. Il n’ a aucune raison de changer son appellation, et au demeurant il est composé de 90% d’étudiants, ce que d’autres orchestres ne peuvent revendiquer.
    Le fait de ne pas recevoir d’aide pour l’instant des universités ne saurait nous enlever le qualificatif universitaire. Là encore une petite leçon de droit pourrait vous être profitable.

    Petite précision, vous écrivez: ” M. Souillot ne nous fera pas pleurer sur son sort au regard des sommes dont il bénéficie qui demeurent largement supérieures à celles octroyées aux associations musicales de l’agglomération.”

    Mr Souillot en l’occurrence ne bénéficie d’aucune subvention. C’est l’association qui les reçoit… et je ne suis qu’un modeste salarié, au même titre que mes prédécesseurs et mon/mes successeurs ou mes collègues musiciens qui encadrent l’orchestre.
    J’engage les lecteurs de ces lignes à consulter les documents en ligne sur le site de la mairie pour constater que l’Orchestre Symphonique Universitaire de Grenoble est très loin d’être privilégié.
    Vos assertions, chère Madame, ne résistent pas un instant aux éléments factuels.

    Acte 2. Il est étonnant de voir que la fréquentation de la MC2 est un motif de satisfaction et de réussite (et personnellement je trouve cela formidable), mais que la fréquentation de nos spectacles n’est en rien un gage de qualité. Ce commentaire est d’une condescendance incroyable et tend à faire croire que les spectateurs qui viennent voir de l’opéra ( eh oui…désole!) au Summum sont décérébrés ou dénués de jugement critique. Je ne peux souscrire à une telle analyse (pour peu que c’en soit une). Je respecte avant tout le public et donne mon maximum pour que celui-ci ressorte conquis et retourne au spectacle, que ce soit chez nous ou dans d’autres structures.

    Acte 3. Chère Madame, vous avez bien raison, et une fois de plus votre brillant raisonnement nous permet de bien cerner la cohérence de vos propos sur l’éducation culturelle. Que diable faisons nous de l’opéra à Grenoble alors qu’il est si simple d’aller à Lyon, St Etienne, Genève ? C’est vrai que pour démocratiser l’opéra ou l’art lyrique à Grenoble, il vaut peut être mieux compter sur Lyon St Etienne ou Genève… c’est cela que vouliez dire ?
    Je vous propose l’année prochaine d’organiser la venue de nos milliers de spectateurs dans ces lieux dévolus à l’opéra et qui présentent des spectacles très souvent remarquables.

    Ne vous déplaise, les places à 1€ sont les places pour la répétition générale que nous ouvrons à 2300 scolaires et 350 personnes en grande difficulté. Désolé de faire ce que personne ici ne fait!
    Quant au bourrage de salles, n’excluant pas que vous apparteniez au sérail culturel grenoblois, vous devriez regarder les chiffres des billetteries des festivals largement ou même exclusivement montés avec des subventions publiques. Si vous souhaitez ouvrir le débat, je suis preneur!

    La Fondation Carla Bruni Sarkozy soutien l’éducation artistique populaire… il me semble que notre action peut éventuellement, y compris selon votre avis, s’y rattacher.
    Quant à Jacques Attali non seulement il nous soutient, mais nous encourage à développer ce projet au delà de Grenoble. Tremblez.. Il d’autres “Fabriques Opéra” dans d’autres villes de France d’ici quelques temps.

    Et l’ADES dans tout ça ?
    Je n’ai pas eu le sentiment que nous ayons quelque chose à voir avec cette association (?). Certaines personnes soutiennent notre action car elles croient l’inverse de ce que vous défendez… cela s’appelle heureusement la démocratie et la liberté d’opinion. Qu’elles militent ou adhèrent à d’autres associations ne saurait disqualifier leur analyse de la politique culturelle grenobloise. non ?

    Notre association s’emploie exclusivement à remplir l’objectif qu’elle s’est fixé…une mission à la fois sociale et artistique. Nous ne faisons pas de politique. Nous sommes heureux quand notre travail est salué et soutenu par des collectivités ou des ministères, fussent-ils d’opinions politiques différentes. Cela est normal dans une République! C’est justement parce que notre action est dénuée d’enjeu politicien que des personnes et des structures diverses nous soutiennent dans cette aventure inédite.

    Je vous laisse donc à votre opinion sur le fait que nous ne faisons pas de l’Opéra. Heureusement les centaines de témoignages qui nous sont parvenus sont d’un avis totalement opposé… et j’ai la faiblesse de croire les personnes qui ont vu le spectacle. Certains émanent même d’artistes éminents qui ont toute ma confiance, et dont je connais la sincérité.

    Je respecte votre avis ultra minoritaire. Essayez de respecter les quelques milliers de spectateurs qui ont apprécié ce spectacle. N’en prenez pas ombrage. Il vous suffit de retrousser vos manches, d’avoir une bonne idée, de la mettre en oeuvre, et vous aurez aussi certainement la bonheur et la fierté d’avoir fait avancer un peu les choses en matière d’accès à la culture, d’éducation, de valorisation des compétences, de solidarité…. (non non, ce ne sont pas des gros mots!)

    Bien à vous.

  28. “cela s’appelle heureusement la démocratie et la liberté d’opinion”. (dixit M. Souillot)

    Monsieur Souillot ne devrait donc pas s’offusquer que des “ultra-minoritaires” puissent penser que son spectacle était mauvais. Comme le disait Voltaire, “je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire” !

    Point final, peut-être ? Je n’ai jamais vu une hystérie pareille sur un blog à vocation musicale, argumentée et pacifiée.

    Passons à autre chose…

  29. 1. Je n’ai jamais affirmé que le projet de la Fabrique Opéra était public, mais qu’il recevait des subventions publiques. J’ai simplement précisé des chiffres. Il ne faut pas lire trop vite les propos d’autrui et prétendre donner des leçons.
    2. Vous reconnaissez bien que la ville contribue à hauteur de 900 euros en nature; c’est bien une aide; vous vous contredisez dans la même phrase ! La séparation l’Orchestre/Fabrique Opéra dans cette opération, même s’il y a bien deux structures, est un peu capilotracté
    3. L’absence de subventions de la ville est critiqué. Un article dans le Dauphiné il y a quelques années le prouve ; la lecture de vos sites de soutien confirme cette critique.
    4. Je n’ai jamais remis en cause votre appellation ; j’ai bien précisé qu’il y avait des étudiants dans votre structure. Je n’ai fait que porter un élément à la connaissance de tous au regard des imprécisions que l’on relève ici ou là. J’ai peut-être des leçons de droit à recevoir, mais vous, ce serait plutôt de lecture…
    5. Apparemment, l’assimilation M. Souillot/Fabrique Opéra/L’orchestre ne semble pas poser de problème lorsqu’il s’agit de recevoir des éloges de la presse.
    6. La Fabrique Opéra reçoit des subventions de plusieurs collectivités dont le montant total est important. Là encore les propos sont mal lus.L’association a un soutien important (environ 40000 euros) des collectivités, peu importe la contribution de la ville. Il n’y a donc pas de quoi critiquer le choix fait par l’une d’entre elles au regard des sommes obtenues par ailleurs. C’est donc bien une situation globale dont il n’y a pas lieu de se plaindre, loin de là.
    7. Il est tout de même incroyable que vous ne supportiez pas la critique de votre travail. Si vous êtes si performant, si brillant et avec tant de soutiens, pourquoi, depuis que vous avez lancé ces opéras, vous n’avez obtenu aucune proposition de structures faites pour l’Opéra ? Si la qualité est au rendez-vous, comment personne n’a pu prendre conscience de votre grand talent et vous proposer un projet dans une vraie salle ? Nombreuses sont les maisons de qualités qui accueillent des semi amateurs et collaborent avec eux (Lille, Toulouse, Montpellier, Paris et l’Île-de-France …). Vous n’avez vraiment pas de chance d’être logé à telle enseigne avec l’unanimité qui gravite autour de ces projets.

    8. Mon propos sur les autres opéras et leur multiplication dans une zone géographique restreinte n’est pas élitiste. Il s’agit simplement de dire que certaines structures nécessitent une taille critique que l’éclatement ne permet pas d’obtenir. La situation des universités en France est aussi un bon exemple de ces risques.
    9. Bon courage pour les autres Fabriques Opéra. Vous continuerez de niveler par le bas cet art, quoi que vous en disiez.
    10. Le lien majoritaire/minoritaire n’appartient qu’à vous. Galilée avait le monde contre lui, et il avait raison. Par ailleurs, nulle part dans mon post je ne critique le choix des spectateurs en tant que tel. J’ai le droit d’affirmer que ce spectacle était à mes yeux mauvais. Vous qui donnez des leçons de démocratie, vous ne devriez pas assimiler critique négative d’une opinion majoritaire et mise en cause de la démocratie. Revoyez vos leçons de science politique.
    Pour conclure : votre initiative est louable, mais démesurée et à mon avis contre-productive sur le long terme par un niveau insuffisant. Vous pourriez très bien assumer des concerts symphoniques de bonne qualité avec la même ambition sociale. Vous lieriez ainsi social et qualité musicale.

  30. Le suppôt de M. Souillot (ça sonne vraiment mieux qu’acolyte) vous répondra qu’une critique acerbe entraine toujours une réponse piquante.

    Critique-t’on les associations caritatives sur les sponsors qu’elles obtiennent? Pourquoi critiquerait’on alors une association culturelle? Je trouve ce reproche déplacé et extraordinaire. Un mécène est un mécène parce qu’un euro c’est un euro. La Fabrique ne crache pas sur les donations, au contraire elle les suscite. Ensuite, si vous avez des doléances à présenter à la première dame de France, je ne pense pas que s’attaquer à la Fabrique soit le meilleur moyen.

    Après quiconque trouvant le rapport qualité prix du spectacle mauvais ou cher, libre à lui de penser que s’il avait fallu aller à Lyon ou à St Etienne, le bilan comptable de sa soirée se serait légèrement alourdi.

    Dans l’hypothèse d’un opéra Carmen à Lyon (un vrai, pas un ersatz), l’oeuvre fait plus de trois heures auquel vous ajoutez 1h30 pour aller, 1h30 pour revenir. On est parti pour 6 heures! Sachant que l’aller-retour coute 39.20 € plein tarif SNCF, pour le même budget qu’une place OR à la Fabrique, c’est à dire 60 €, il reste arrivé à Lyon 60-39.2 = 20.8 €.
    Pour 21 Euros, l’opéra de lyon vous propose une catégorie E ou F et en prime on dort sous les ponts parce que l’heure du tomber de rideau nous fait rater le dernier train de retour.
    Et là on est sur une hypothèse du tarif OR à 60 €. Le tarif le moins cher à la Fabrique était de 20 €.

    Il se trouve des gens qui préfèrent prendre le risque de voir un mauvais spectacle dans les conditions grenobloises qu’un bon dans les conditions lyonnaises. Peut-être le manque d’iode?

    Bon, la quantité des spectateurs n’a jamais fait la qualité du spectacle.
    C’est vrai!
    C’est vrai!
    C’est vrai … uniquement si les Isérois sont capables de remplir 20 fois en 5 ans le Summum, uniquement avec des spectateurs naïfs, qui ne pratiquent pas le bouche à oreille, qui ont une mémoire de poissons, ou qui aiment le tape-à-l’oeil et la musique indigente. Il n’y a pas d’abonnement mensuel ou annuel à la Fabrique, rien ne les incite à revenir sinon leur bon plaisir et notre réclame. La quantité des spectateur ne fait pas la qualité du spectacle, certes, mais la répétition de la quantité donne une indication.

    Au pire laissez nous le doute de l’accident industriel et modérez vos propos. Je souhaite à la Fabrique de faire salle pleine l’année prochaine (4 fois!), y compris grâce à vous, nos détracteurs qui viendrez, bons joueurs, pour mesurer nos progrès.

  31. J’ai eu le grand plaisir d’assister à la première de Carmen au Summum de Grenoble le 25 mars 2011.
    J’ai été convaincu par la rigueur et l’exigence de la production menée par La Fabrique Opéra.
    Dans un espace atypique pour un projet lyrique, la mise en scène ample de Raphaëlle Cambray-Jouantéguy, par sa lecture sociale et réaliste de l’œuvre et une direction d’acteurs sobre et juste, a pris un part prépondérante à relayer et renforcer le concept de La Fabrique Opéra au service de Bizet, Meilhac et Halévy.
    En s’affranchissant de manière particulièrement judicieuse des contraintes du lieu, Raphaëlle a su intégrer avec intelligence et bonheur les éléments non-professionnels (chœurs, figuration, décors, costumes, maquillage, réalisés par lycéens, apprentis et étudiants de la région) dans un plateau professionnel.
    Sa mise en scène donnait la clé foisonnante et rigoureusement maîtrisée d’une Carmen d’excellence.
    Un moment intense de fêtes populaires et de drames humains à Séville sur Isère !

    Andrew J. Ferguson

    Régisseur Général de l’ONM

    Opéra et Orchestre National de Montpellier

  32. Pour voir un “vrai” Carmen, et pour pas cher, sans déplacement et sans public fâcheux, achetez le DVD de la Carmen de Carlos Kleiber (1978), Carlos Kleiber récemment évoqué par le Wanderer avec justesse : là, vous aurez un chef mythique, une mise en scène spectaculaire sans vulgarité, du chant d’anthologie, des décors formidables. Là au moins, on n’est jamais déçu ! Et là au moins, on sort de la popotte associative grenobloise à la Chabrol…

  33. Monsieur, j’étais un des nombreux spectateurs de ce Carmen “grand public”; passionné d’opéra, je suis un habitué des salles d’opéra plus conventionnelles et votre critique a l’air plus politique qu’artistique (au vu des autres commentaires)

    Est ce que cela vous aveuglé, devrais je dire assourdi au point de ne pas entendre le potentiel exceptionnel de plusieurs chanteurs du plateau !
    Et d’abord Rémy Poulakis, ténor incroyable doté d’une voix puissante, homogène et incarnant avec une force dramatique bouleversante Don José, qui est à l’aube d’une carrière qui va être sans doute-et je l’espère- magnifique. Quant à Marie Gautrot, elle offre son timbre somptueux et chaleureux à une Carmen incandescente et sensuelle, sa présence scénique est celle des grandes. La mise en scène de Raphaëlle Cambray est souvent très juste dans la vision des personnages avec un beau travail d’éclairage.
    J’ai l’impression que vos conflits avec cette association ou personnels ont donné naissance à cette critique aussi caricaturale que blessante.

  34. avec ma classe on a vut Carmen, et en plus on a dit bonjour à josé à la pause. avec mes copines on atrouvé que c’était trop long mais la fin était supere.
    c’sst surtout l’orchester qui était super et tous les chanteurs. et puis on avait des copains de l’autre classe de CM2 qui jouait. a la fin ily avait beaucoup de monde et de couleur, c’était beau
    l’année prochaine il faudra que mon père il m’emene encore voir carmen

    merci pour ce beau spectacle

  35. en 78, il y en avait combien de nés sur scène, dans la coulisse et dans la fosse?

    J’ai de la sympathie pour vous qui êtes persuadé que l’opéra Carmen est mort en 1978.

  36. Encore une fois il est triste de constater que les “connaisseurs” n’arrivent pas à capter l’essence même de la musique qui est d’écouter et de vivre une pièce par l’intermédiaire d’artistes. Il était fort agréable de se retrouver dans la salle avec un publique très hétérogène parfois découvrant la musique classique, cela change des salle de concerts remplis d’ “experts” grincheux se sentant érudits parce qu’ils sont capable de critiquer chaque partie de la soirée ! J’ai particulièrement aimé discuter avec des amis pour leur expliquer la différence entre les différents instruments (oui oui messieurs dames vous avez bien lu, il existe des sous hommes ne connaissant pas l’existence d’un alto, au secours !!! :cynique:) et les voir s’intéresser à un genre de musique qu’ils pensaient réservé à une élite ! Alors certes on est très loin des performances de l’orchestre symphonique de Chicago ou même de celui de radio France et alors ?
    J’ai donc plusieurs questions à poser à tous les experts du dessus qui se sont senti trahis par la performance de l’orchestre universitaire de Grenoble : Vous êtes venu ces 5 dernières années (Flûte enchantée, Traviata, West side story, Don Juan et Carmen) et vous êtes ressorti chaque fois avec des critiques néfastes alors combien de temps votre cerveau élaboré va-t’il mettre pour comprendre qu’il ne faut plus que vous veniez ?
    Les érudits qui parlent des opéra de Genève ou Lyon ont-ils conscience qu’une majorité du public de Carmen n’a pas les moyens de mettre 300€ pour une soirée musique (A/R depuis Grenoble + parking + place) ?
    êtes vous suffisamment brillants pour comprendre que malgré ses défauts l’orchestre universitaire de Grenoble reste d’un très bon niveau ?
    Personnellement je suis grand amateur d’opéra mais je me sens beaucoup plus proche de la “plèbes” qui finalement a compris le discours premier de la musique qui est de se faire plaisir !
    Je serai donc extrêmement flatté d’être traité d’amateur par vous autres messieurs dames les “experts”, me sentant bien loin de vos considérations snobinardes !
    Bonne journée !

  37. Peu importe que l’on ait apprécié ce spectacle ou pas. L’opposition entre plèbe et élite qui émaille tous les propos des défenseurs de ces projets est un poujadisme rare. Une bonne fois pour toute, en quoi la qualité a-t-elle un lien avec une distinction sociale ou économique ? Il a toujours existé des spectacles chers et nuls, des concerts gratuits et d’excellente qualité, des spectacles chers et excellents et des concerts gratuits et mauvais !

  38. L’hystérie qui entoure cette critique ma foi bien anodine d’un spectacle assez médiocre (médiocre parce que prétendant être de qualité alors qu’il ne l’était pas) est symptomatique de la défaite de la pensée qui règne en France et en Europe depuis 2 ou 3 ans. Encore un petit effort et Marine Le Pen remettra de l’ordre dans vos pensées. Je suis triste pour l’état du pays : quand l’émotion prime sur la raison, on peut s’attendre à un prochain déchaînement de la barbarie.

  39. Tu crois pas si bien dire gustav: il paraît que la fabrique opéra est financée à 35 % par “nazisme et jeunesse”. Et 10% provient de la mendicité du choeur d’enfants de l’an dernier (éborgnés bien sûr, c’est plus efficace). Ils envisagent pour l’an prochain de crucifier des personnes âgées: ne crois-tu pas qu’ils vont trop loin?

  40. Monsieur le “Wanderer”, puisque “Wanderer” il y a.

    De grâce mettez fin à ce jeu de massacre qui commence à ressembler à ce qu’il y a de plus vulgaire sur le net. Les deux derniers échanges sont affligeants.
    Le sujet est trop sérieux pour voir s’échanger des arguments (?? !!) aussi médiocres.
    On peut penser ce que l’on veut de l’initiative de La Fabrique Opéra. On peut vouloir réserver à une élite cultivée et argentée les merveilles de cet art complet qui ne saurait, si je vous en crois, s’aventurer hors des temples consacrés.

    Moi j’aime. J’ai participé dans les choeurs à quatre de ces aventures culturelles, humaines, pédagogiques et sociales. J’apprécie que son coût repose plus sur des spectateurs qui font le choix de venir que sur le grand nombre qui n’ira jamais (même si un coup de pouce d’argent public est un grand facilitateur de ce type d’initiative)

    Mais il apparait à la lecture des nombreux développements de ce forum d’échanges (désolé je ne sais pas ce que veux dire “blog”) que l’esprit de chapelle qui pousse à nous enfermer dans des casiers étanches dans lesquels on n’est vraiment bien qu’entre personnes du même Monde n’est pas mort.

    La lecture des archives du moyen que vous avez choisi pour exprimer vos opinions (“blog”) montre qu’en vous en attaquant à ce spectacle vous êtes sorti de votre pré carré et que vous avez précipité sur le champ clos du Pré aux Clercs des duellistes qui feraient mieux de rengainer leurs rapières rouillées par l’acide et la haine.

    STOP, s’il vous plait.

  41. Pour avoir vu ce spectacle, je peux dire que j’ai adoré et que bon nombre de critiques adressées par l’auteur de cet article sont pour le moins surprenantes. Que chacun ait le droit de donner son avis, je suis d’accord, mais qu’on vienne taper sur un Opéra justement destiné au grand public, dans une salle qui n’a rien d’un lieu commun pour l’Opéra, en pointant du doigts les détails qui font justement que cette représentation était vouée à un public large, je trouve ça pathétique, et risible.
    Retournez donc dans les grandes salles d’Opéra afin de juger ceux que vous considérez comme étant les “vrais” artistes d’Opéra, mais par pitié, ne remettez jamais les pieds et n’adressez plus jamais la moindre critique concernant ce genre de représentation car il est requis une certaine ouverture d’esprit, et un égo légèrement moins sur-développé pour traiter de la qualité de ce genre de spectacle.

    Ayez également une pensée à tous ces bénévoles qui se sont donnés à 100%, voire plus, dans cette aventure, sans compter le nombre d’heures passées à peaufiner cette oeuvre avec les moyens qu’ils avaient, et qui doivent être abasourdis de tomber sur votre article rempli de remarques acerbes, se sentant pris de très haut par quelqu’un qui n’a manifestement pas pris la peine de vouloir comprendre dans quel contexte avait lieu cet événement.

    J’espère que la trace laissée par cette représentations ira au-delà de cette médiocre publicité rédigée par un aigri fini, encore que je n’en doute guère au vu des commentaires laissés plus haut.
    Vous avez perdu une belle occasion de vous taire.

  42. La perfection est iréelle, meme chez les meilleurs du monde.

    Tout succès entraine des oppositions.

    Bravo à tous artistes qui se sont donnés du mal, et les félicite du succès bien mérité qu’ils ont en retour.

    Vous avez fait avancer la musique à Grenoble.

  43. le niveau je ne sais pas quoique le peu que j’ai vu sur internet n’étais pas terrible mais bon…. peut t’on juger sans assister en direct? ok pas de problème. moi, ce que je trouve minable, c’est l’absence de réponse a l’annonce que cette compagnie a passé sur le site de la musique (au passage toutes les compagnies subventionnées passent des annonces sur le site de la cité de la Musique vitrine du Ministère de la culture dont ils dépendent en partie… donc c’est toujours bien de faire du fayotage et qu’en plus cela se voit alors qu’en fait ils ne cherchent personne car ils ont deja leurs chanteurs depuis longtemps dans les tiroirs ) absence de réponse pour l’annonce aida de cette année!!!! tous ces trous du cul qui vivent de la musique d’opera au talent plus que douteux ne devraient jamais oublier que ce sont les chanteurs qui font l’opera que les spectateurs ne viennent quasi que pour eux!!!

    les chanteurs et seulement eux FABRIQUE L’OPERA ne l’oubliez jamais et continuez a baisser votre froc sur le site de la cité de la musique

  44. 2eme post je trouve impressionnant les levers de boucliers concernant cette critique dans un monde rappelons le qui est sensé être démocratique ami e chanteurs se si vous n’acceptez pas la critique changez de métier faites du tricot ou de la pétanque mais par pitié arrêtez la scène c’est grâce a des critiques comme celle ci que vous allez mettre les bouchées double et vous battre. les claques ça fait avancer dans la vie !!! ah c’est sur ça change de vos flatteurs quotidien!!!!!! mais ce ne sont pas vos flatteurs qui vous feront avancer arrêtez de jouer les pucelles effaroucher remettez vous en question et travaillez

  45. 3eme post en conclusion une personne assiste a un spectacle elle n’a pas aimé ok elle exprime sa déception sur un forum ok et les mecs concernés par l’expression de cette deception lui disent hé salaud t’as pas honte de penser comme tu penses? c’est bien ça ? vous les recrutez ou vos mecs au front National? et arretez de jouer aux lettrées avec des formules littéraire pompeuse vous n’etes ni plus ni moins que des fachos ne sachant pas vous remettre en question

  46. Bonjour
    Merci pour votre analyse toujours fort juste.
    Quant à moi, je pense qu’il conviendrait de former réellement des chanteurs grâce à une saine technique avant de les “balancer” sur une scène.

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