
Le Theater an der Wien est le troisième opéra à Vienne, et c’est un théâtre historique construit entre 1798 et 1801 au bord de la Wien, la rivière qui donne son nom à la ville, qui a vu entre autres la création des premières versions de Fidelio (version de 1805 sous le titre Leonore) et de nombreuses symphonies de Beethoven, mais aussi de Die Fledermaus (La Chauve-souris) de Johann Strauss et de Die lustige Witwe (La Veuve joyeuse) de Franz Lehár. Il fut aussi le siège de la Staatsoper de Vienne (bombardée pendant la deuxième guerre mondiale) jusqu’à sa reconstruction complète en 1955.
Mais, bien que construit à l’initiative d’Emanuel Schikaneder, ce théâtre n’est pas le lieu de la première de Die Zauberflöte de Mozart (en 1791, il n’existait pas) qui eut lieu au Freihaustheater auf der Wieden, un quartier périphérique de Vienne.
Depuis les années cinquante, il a connu des destinations diverses (temple du Musical notamment) et a même failli être détruit.
Sa destination actuelle d’opéra « stagione » (le seul de Vienne) remonte à 2006.
Depuis la saison 2022-2023, il est dirigé par le metteur en scène norvégien Stefan Herheim.
Des travaux de réfection du bâtiment et de son accessibilité l’avaient exilé dans un des Halls du « Museumquartier », il a retrouvé depuis deux ans ses locaux historiques et porte le nom de Musiktheater an der Wien.
A priori sa programmation est alternative à celle de la Staatsoper, spécialisée dans le répertoire baroque peu pratiqué dans la Haus am Ring, il n’y a pas de chevauchements sauf pendant la saison 2024-2025 où Norma de Bellini a été proposé dans les deux théâtres et à la même période dans deux productions concurrentes (Michele Mariotti (dir) Cyril Teste (MeS) avec Federica Lombardi à la Staatsoper et Francesco Lanzilotta (dir), Vasily Barkhatov (MeS) avec Asmik Grigorian au Theater an der Wien) .
Les saisons sont constituées de six à sept productions scéniques, une dizaine de productions concertantes, essentiellement baroques, et d’autres productions pour enfants notamment ou des soirées singulières de cabaret etc…
Dans les productions scéniques, une au moins sort du répertoire baroque traditionnel (qu’on va par commodité faire aller jusqu’à Rossini), c’est soit une œuvre très rare du grand répertoire que la Staatsoper ne produit pas ou a très rarement proposé c’est le cas cette saison (2025-Z026) de Stiffelio de Verdi, qui à la Staatsoper n’a fait l’objet que d’une seule production, en 1996, et dont la dernière a eu lieu en 2009 après 26 représentations. Entre autres raretés, on y a vu L’Idiot de Weinberg dans une production de Vasily Barkhatov en 2023, ou, moins rare, mais jamais représenté à la Staatsoper, La gazza ladra (la Pie voleuse) de Rossini , dans une production de Tobias Kratzer.
Enfin, le Musiktheater an der Wien s’appuie sur les deux grands orchestres de la ville, les Wiener Symphoniker et ORF Radio-Symphonieorchester Wien tous deux excellents ou des formations baroques diverses, venues de tous les horizons européens.
Cette année la saison court de septembre 2026 à avril 2027, elle s’arrête donc assez tôt et ce pour des raisons précises : la municipalité de Vienne, dont dépend le Theater an der Wien a décidé très tard (automne 2025) de réduire de 5 millions d’Euros la subvention publique. Dans un domaine où les contrats se signent longtemps à l’avance, cela contraint à des révisions déchirantes.
Même à Vienne gouvernée par les socio-démocrates depuis des lustres, la culture fait les frais des politiques à court terme, et coupe les ailes d’une institution dont le succès ne se dément pas.
La conséquence ? D’une part la fermeture de la Kammeroper, une délicieuse petite salle où l’on représentait des opéras à petits effectifs, et d’autre part l’arrêt de la saison en avril qui affiche 6 productions scéniques et deux productions pour enfants, ainsi que 11 opéras en forme de concert (par comparaison, à l’arrivée de Herheim : 11 productions scéniques…).
Dans tous les pays européens, France en tête, on cherche à la loupe un personnel politique digne de ce nom qui soit tant soit peu visionnaire, qui vise tant soit peu le long terme, mais non, c’est le désespérant marigot. L’Autriche, avec l’affaire de Salzbourg et ces baisses subites de subventions, donne un triste exemple mais n’a rien à envier à d’autres.
À cette médiocrité générale, à cette absence d’idées s’ajoute déosmrais la production d’idées nauséabondes venues d’extrême droite, dont la culture est la victime expiatoire ; écoutons le ramassis de maires RN nouvellement élus parler de « culture élitiste » pour parler simplement de ce qu’ils ne connaissent pas… Et l’on voit bien que « tutto il mondo è paese », à tous les niveaux du spectre.
Alors, le slogan de l’année du Musiktheater an der Wien stoppé dans son élan c’est « Ce qui reste, c’est le présent », c’est à la fois juste et terrible : le théâtre étant regard sans complaisance sur le monde, un monde qui ne regarde pas vers son futur est foutu.
PRODUCTIONS SCÉNIQUES
| Date | 16/28 sept. 2026 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | Francesco Cavalli |
| Titre | La Calisto |
| MeS | Stefan Herheim |
| Dir.mus./Orch | Christina Pluhar/L’Arpeggiata |
| Cast | V.L.Boecker, Siljanov, Beekman, Gluck, Bridelli, Mancini, Dolcini, Arditti |
La Calisto est l’un des titres favoris du répertoire baroque, vu à Aix dans une production bien terne la saison dernière, une œuvre intitulée Dramma per musica, mais qui comporte aussi bien des éléments burlesques et des possibilités riches en matière de machinerie théâtrale, ce qui était prévu à la création en 1651 à Venise. C’est Stefan Herheim, qui sait ce que magie scénique veut dire, qui en assure la mise en scène, sous la direction de Christina Pluhar, cheffe autrichienne vivant à Paris, fidèle du Musiktheater an der Wien qui dirigera l’Ensemble l’Arpeggiata qu’elle a fondée. Très belle distribution dominée par Vera Lotte Boecker, désormais l’une des chanteuses allemandes très demandées (Elle a triomphé à Hambourg dans Le Paradis et La Peri) avec entre autres, Jake Arditti, Renato Dolcini, Marcel Beekman ou Giuseppina Bridelli.
Mérite d’être vu.
| Date | 17/30 oct. 2026 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | Richard Wagner |
| Titre | Der fliegende Holländer |
| MeS | Philipp Stölzl |
| Dir.mus./Orch | Robert Jindra / Wiener Symphoniker |
| Cast | Braid, Shanahan, Schwinghammer, Becker etc… |
Voilà une production bien connue, née à Berlin en 2013 assez calquée sur celle de Harry Kupfer à Bayreuth (centrée sur la psychose de Senta) mais qui se laisse largement voir. Ce blog en a rendu compte en son temps (lire notre compte rendu).
L’intérêt résidera dans la distribution et notamment le Hollandais de Jordan Shanahan, désormais incontournable parmi les grands barytons wagnériens, et la Senta de Ambur Braid, qui a transfiguré Lady Macbeth de Mzensk à la Komische Oper de Berlin dans la production Kosky.
L’intérêt résidera aussi dans la direction du tchèque Robert Jindra, qui avec Petr Popelka, montre que la nouvelle génération de chefs tchèques ne se limite pas à Jakub Hrůša et qu’il y a là de vraies pépites à découvrir.
| Date | 18/28 déc. 2026 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 10 |
| Compos. | Pier Angelo Valtinoni |
| Titre | Der kleine Prinz (Le petit Prince) |
| MeS | Louisa Muller |
| Dir.mus./Orch | Gábor Káli/Wiener Symphoniker |
| Cast | Emilie Renard, Schwinghammer, Zarrabi, Z.Nagy etc… |
Traditionnelle production de Noël, un opéra du compositeur italien Pier Angelo Valtinoni sur « Le Petit Prince » de Saint Exupéry, créé à la Scala de Milan (« Il Piccolo principe ») en 2022 et en version allemande à Darmstadt en 2024. Les Wiener Symphoniker dirigés par Gábor Káli, un chef hongrois intéressant garantissent un haut niveau musical , avec une jolie distribution.
| Date | 22 janv au 2 févr. 2027 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | Nicolai Rimsky-Korsakov |
| Titre | Der goldene Hahn (Le Coq d’or) |
| MeS | Maxim Didenko |
| Dir.mus./Orch | Valentin Uryupin/ORF Radio-Symphonieorchester Wien |
| Cast | Groissböck, Redpath, Vassiliev, Mikaberidze, Popov etc… |
Le Coq d’or qu’on a vu à Lyon et Aix il y a quelques années dans la production de Barrie Kosky arrive dans une nouvelle production confiée au russe Maxim Didenko. On remarque çà et là une « Rimsky-Renaissance » bienvenue qu’il faudrait encore développer, tant la richesse de la palette sonore de ses opéras ne laisse d’étonner.
Maxim Didenko est russe, a remporté de nombreux prix, vit à Londres et a surtout travaillé au théâtre, même si on lui doit par exemple La jeune fille des neiges à Wiesbaden en 2025. Peu connu à l’opéra, c’est l’occasion de le découvrir.
L’orchestre (ORF Radio-Symphonieorchester Wien) est dirigé par Valentin Uryupin, que nous avons vu diriger remarquablement L’Enchanteresse à Francfort (Prod. Barkhatov, avec Asmik Grigorian) et la distribution particulièrement prometteuse, avec Liv Redpath en reine de Schemacha et Günther Groissböck en Dodon.
C’est une production à ne pas manquer
| Date | 27 février au 12 mars 2027 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | L.v.Beethoven |
| Titre | Leonore |
| MeS | Stefan Herheim |
| Dir.mus./Orch | Giedrė Šlekytė / Wiener Symphoniker |
| Cast | Grassauer, Pohl, Glaser, Kleiter, Delfs, Zielke, M. Ivan Rašić |
Autre sommet de la saison, le tribut à Beethoven en son deux-centième anniversaire dans le théâtre où l’œuvre fut créée, cette production de Leonore, sur le chemin du futur Fidelio (1814), créé lui au Kärntnertortheater. Elle combinera les deux versions de Leonore. C’est à la cheffe lithuanienne Giedrė Šlekytė qu’est confiée la direction musicale, à la tête des Wiener Symphoniker, avec une distribution dominée par Julia Kleiter en Leonore, Patrick Zielke en Rocco, Attilio Glaser en Florestan et la délicieuse Jasmin Delfs en Marzelline.
Stefan Herheim en assume la mise en scène, c’est sa deuxième de la saison et c’est aussi une garantie.
A ne pas manquer non plus.
| Date | 9 au 21 avril 2027 |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | Georg Friedrich Haendel |
| Titre | Rinaldo |
| MeS | Nadja Loschky |
| Dir.mus./Orch | Francesco Corti/ Akademie für alte Musik, Berlin |
| Cast | Vistoli, Petit, Visse, Mynenko, Kasper, Vieites, Brès-Feuillet |
Dernière production scénique de la saison, retour au baroque avec Rinaldo de Haendel, l’un de ses premiers opéras et le premier qu’il créa à Londres, dans une mise en scène de Nadja Loschky, actuelle intendante des « Bühnen und Orchester der Stadt Bielefeld » (Scènes et orchestre de la ville de Bielefeld)) , l’Akademie für alte Musik, Berlin est dirigée par le très apprécié Francesco Corti, et la distribution, de très haut niveau, comprend deux contreténors de poids Carlo Vistoli (Rinaldo) et Yuri Mynenko (Goffredo) et un historique, Dominique Visse (Mago cristiano), ainsi que l’excellente Melissa Petit qui sera Almirena…
Ce devrait conclure avec faste cette saison tronquée.
Productions pour enfants
C’est une tradition du MusikTheater an der Wien que les productions pour enfants, plutôt bien faites, montées dans le « Hölle », l’ « Enfer », le sous-sol du Théâtre où seront présentées aussi de petites formes complémentaires « pour adultes » lire ci-dessous.
| Date | 11 au 20 oct. 2027 |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 6 (en journée, pour enfants) |
| Compos. | Marc L.Vogler |
| Titre | Klangstreich – Eine Note tanzt aus der Reihe (une note sort du rang) |
| MeS | Anisha Bondy |
| Soliste | |
| Cast | Ivo Kovrigar, Anita Rosati, Ella Feldmaier |
| Date | 13 au 24 avril 2027 |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 7 (en journée, pour enfants) |
| Compos. | Leonard Evers |
| Titre | Gold! |
| MeS | Elena Artisi |
| Soliste | Hannes Schöggl, percussion |
| Cast | Therese Troyer |
CONCERTS ET OPERAS EN FORME DE CONCERT
Évidemment, si vous n’êtes pas à Vienne, vous ne vous déplacerez probablement pas spécifiquement pour un de ces concerts ou un de ces opéras en version concertante. Comme je l’ai écrit par ailleurs, l’offre viennoise est telle qu’un séjour de quelques jours offre aussi pour le mélomane une palette de choix divers.
Nous nous concentrerons sur l’offre d’opéra en forme de concert où l’on remarque à la fois la variété des orchestres invités, notamment du nord et de l’est de l’Europe (Trondheim, Wroclaw…) ou présents pour une production comme l’Arpeggiata, mais aussi la variété des œuvres et des compositeurs, des plus connus, Vivaldi, Haendel, Lully, Rossini, Mozart, aux moins connus comme Giuseppe Porsile ou même Johann Adolf Hasse.
Dans cet ensemble on note des distributions toujours solides, voire notables, et un niveau d’ensemble enviable, digne de susciter bien des curiosités.
Avec la production scénique de Rinaldo, Haendel se taille la part du lion (Hercules, Radamisto, Orlando), puis Vivaldi (Juditha triumphans et surtout Rosmira par l’Accademia Bizantina et Ottavio Dantone, très bien distribué par ailleurs).
Si on donne un prix à la curiosité, on irait volontiers écouter Spartaco de Giuseppe Porsile créé à Vienne en 1726, et Piramo e Tisbe de Hasse, une œuvre assez singulière créé à Vienne en 1768.
Si on donne un prix au « Drang nach Süden » alors le concert de Christina Pluhar et de l’Aroeggiata « Alla Napoletana » devrait ravir les amateurs d’opéra napolitain avec de bons chanteurs à la clef.
« Alla francese » on irait aussi écouter le remarquable Francesco Maria Sardelli et son Modo Antiquo dans un programme Lully prometteur
Enfin si on est affreusement conformiste et indécrottablement vociomane, on courra à Ermione, de Rossini, dirigée par Corrado Rovaris, un bon chef trop peu souvent invité avec ORF Radio-Symphonieorchester Wien pour écouter l’Ermione d’Anastasia Bartoli, superbe dans ce rôle qu’elle a chanté à Pesaro, entourée de Dave Monaco en Oreste, devenu en peu d’années un incontournable rossinien et Anton Rositskii, lui aussi un solide ténor.
Enfin on irait volontiers tout écouter, parce que l’offre est variée, intelligente, de qualité et que le lieu est tellement séduisant : ce théâtre respire l’histoire, avec un rapport scène-salle particulièrement stimulant, intime et en même temps un peu distancié et une ambiance vraiment sympathique et pas du tout guindée.
| Date | 23 sept. 2026 |
| Type | Concert Tango |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | – |
| Titre | Voyage à travers l’histoire du Tango |
| Soliste | Eszter Vörös (Bandoneon), Éva Gárdos (Piano) |
| Cast | Luciana Mancini |
| Date | 27 sept. 2026 |
| Type | Concert |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Divers compositeurs napolitains |
| Titre | Alla Napoletana |
| Dir.mus./Orch | Christina Pluhar/L’Argpeggiata |
| Cast | Scheen, Mazzucato, Mancini, Capezzuto, Giangrande, Fernandes, Dego |
| Date | 21 oct. 2026 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Georg Friedrich Haendel |
| Titre | Hercules |
| Dir.mus./Orch | David Stern/Opera Fuoco Orchestra |
| Cast | Crossley-Mercer, Amereau, Raï-Westphal, Rimondi |
| Date | 6 nov. 2026 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Georg Friedrich Haendel |
| Titre | Radamisto |
| Dir.mus./Orch | Benjamin Bayl / Wroclaw Baroque Orchestra |
| Cast | Cencic, Lustaud, Orellana, |
| Date | 19 nov. 2026 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Gioachino Rossini |
| Titre | Ermione |
| Dir.mus./Orch | Corrado Rovaris/ ORF Radio-Symphonieorchester Wien |
| Cast | A.Bartoli, Rositskii, Garcia, Monaco, Mandrillo etc.. |
| Date | 26 nov. 2026 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Giuseppe Porsile |
| Titre | Spartaco |
| Dir.mus./Orch | Martin Wählberg/ Orkester Nord |
| Cast | Junker, Morassi, Pelka, Lo Monaco etc… |
| Date | 27 nov. 2026 |
| Type | Marionnettes |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Haydn, Beethoven, Schubert |
| Titre | Grosse und kleine Fuge |
| Piano | Mennan Bërveniku |
| Cast | Angelo Konzett |
| Date | 20 déc. 2026 |
| Type | Oratorio |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Antonio Vivaldi |
| Titre | Juditha Triumphans |
| Dir.mus./Orch | Aapo Häkkinen/ Helsinki Baroque Orchestra |
| Cast | Lezhneva, Kielland, Runje, Baikoff, Gluck |
| Date | 25 janv.. 2027 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Antonio Vivaldi |
| Titre | Rosmira |
| Dir.mus./Orch | Ottavio Dantone/ Accademia Bizantina |
| Cast | Rennert, Galou, Aspromonte, Licht, Dolcini etc… |
| Date | 1er février 2027 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Jean Baptiste Lully |
| Titre | Le Carnaval, Mascarade royale |
| Dir.mus./Orch | Francesco Maria Sardelli/ Modo Antiquo |
| Cast | La Grotta, Bridelli, Talbot, Auvity etc… |
| Date | 20 février 2027 |
| Type | Concert opérette |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Divers |
| Titre | Schmäh, charme & Operette (insultes, charme et opérette) |
| Piano | Pavel Singer |
| Cast | Maximilian Mayer & Daniel Gutman |
| Date | 3 mars 2027 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Georg Friedrich Haendel |
| Titre | Orlando |
| Dir.mus./Orch | Rafaele Pe/La lira di Orfeo |
| Cast | Pe, Mameli, Orellana, Hayashi, Nanni |
| Date | 10 mars 2027 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | W.A.Mozart |
| Titre | Mitridate, re di Ponto |
| Dir.mus./Orch | Francesco Corti/ Kammerorchester Basel |
| Cast | Koziara, Vitale, Skerath, Valiquette, Cohen, Kent, Giove |
| Date | 17 avril 2026 |
| Type | Concert |
| Lieu | Theater an der Wien (Hölle) |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Antonio Vivaldi |
| Titre | Musica per Liuto (musique pour luth) |
| Dir.mus./Orch | David Bergmüller/Proxima D |
| Cast |
| Date | 22 avril 2027 |
| Type | Opéra |
| Lieu | Theater an der Wien |
| N/Rep | 1 |
| Compos. | Johann Adolph Hasse |
| Titre | Piramo e Tisbe |
| Dir.mus./Orch | Bernhard Forck / Akademie für Alte Musik Berlin |
| Cast | Fritsch, Mameli, Ovenden |
Conclusion générale :
Voilà une institution qui avait un propos, un chemin, un discours, deux scènes dont une particulièrement intime (la Kammeroper) pour des œuvres très spécifiques et des moments musicaux exceptionnels, et voilà une politique artistique intelligente et raffinée (avec certes ses échecs) qui avait trouvé son public, coupée dans son élan par des coupes budgétaires de dernière minute qui ont contraint à la défigurer.
Il va certes falloir faire avec, et réinventer une offre, mais c’est toujours la culture qui paie pour d’autres, et qu’on fait passer pour dépensière, alors qu’elle est investissement.
Cela se passe dans la capitale de la musique classique, là où elle est le moins « élitiste » pour reprendre les termes d’un ramassis d’édiles français imbéciles et indignes, dans une ville dont l’identité est d’abord culturelle, parce que c’est la culture qui fait le prestige de l’Autriche, plus que le ski, l’Eurovision, et l’escalope viennoise.
Encore une lumière de l’Europe gouvernée par des aveugles.
