
6 nouvelles productions et 38 reprises du répertoire (39 si l’on compte Die Zauberflöte für Kinder dont je ne traite pas ici) c’est ce qui rend l’Opéra de Vienne une institution très particulière dans le paysage lyrique mondial, une sorte d’entreprise d’opéra sans limites, même si Bogdan Roščić a limité progressivement l’offre de répertoire, montée jusqu’à 54 titres annuels au temps de Dominique Meyer.
Au-delà des nouvelles productions, c’est bien le répertoire qui fait la singularité de cette maison, où lorsque vous sortez de la représentation du soir déjà les affiches portent le titre du lendemain. C’est même une curiosité touristique, tant les revendeurs rodent autour des entrées, pour du marché noir notamment les soirs Netrebko.
Il y a dans cette maison un parfum d’immuable, avec ses places-debout au centre du parterre, -il y en a d’autres en galerie, moins privilégiées -, ses fans qui attendent par dizaines à la sortie des artistes etc…
Plus qu’une autre c’est une maison de rituels plus que d’innovation, même si un vent plus ouvert a marqué l’arrivée de Bogdan Roščić à sa tête.
Néanmoins quelques éléments discutables subsistent
Si du point de vue des chanteurs le tout venant des chanteurs internationaux passe à un moment ou un autre obligatoirement par Vienne, capitale mondiale de la musique classique (les avions de Austrian Airlines vous accueillent par Johann Strauss ou Mozart …, de même la musique d’ambiance à l’arrivée à l’aéroport, ce qui est unique dans un monde où règne la musique d’ascenseur), l’opéra de Vienne n’a plus de GMD depuis le départ fracassant de Franz Welser-Möst sous le mandat de Dominique Meyer, et la non-reconduction du contrat de directeur musical (qui n’était pas GMD, Generalmusikdirektor) de Philippe Jordan montre que cette figure n’a pas l’heur de plaire aux managers plutôt enclins à affirmer « l’État c’est moi ». C’est singulier dans une maison qui a compté parmi ses GMD Herbert von Karajan, Lorin Maazel, Claudio Abbado, Zubin Mehta, bien plus connus que les managers qui étaient leurs « partenaire ».
Un GMD est en effet une puissance dans ce petit paysage face au directeur de l’opéra : un GMD s’appuie sur l’Orchestre, qui est selon les jours Orchester der Wiener Staatsoper ou Wiener Philharmoniker, un état dans l’État, un des fleurons des orchestres mondiaux, un peu plus pâle ces dernières années, et une telle situation est génératrice de conflits d’ego.
Meyer puis Roščić préfèrent sans doute régner seuls. Et dans une telle maison et un tel paysage musical, ils savent que la figure de GMD même plus symbolique qu’effective reste forte : mieux vaut s’en passer.
Enfin, l’Opéra à Vienne est une affaire d’État, au budget énorme, premier bâtiment public officiel qui s’affiche sur le Ring, (on l’appelle le Haus am Ring, la maison sur le Ring) le boulevard circulaire de Vienne, suivi par le Parlement, la Mairie, le Burgtheater et cela signifie ici comme ailleurs, valse des branquignols, petits complots, carabines chargées dans un pays dont la question culturelle est essentielle, parce que c’est la seule question qui marque vraiment la mémoire prestigieuse d’une Autriche que l’histoire a redimensionné au rang de « petit pays » alors qu’avant la première guerre mondiale, c’était l’une des grandes puissances mondiales. La culture portée par l’Autriche, cette culture « Mitteleuropa » longtemps ignorée par la France (on n’en a jamais entendu parler à l’école), aux noms essentiels, Stefan Zweig, Karl Kraus, Elias Canetti, Hugo von Hofmannsthal et bien d‘autres essentiels à la pensée et à la culture de l’Europe entière, va bien au-delà de la réalité politique autrichienne d’aujourd’hui.
L’Opéra de Vienne est en général une maison traditionnelle, aux choix prudents, dictés par le répertoire : c’était la politique menée par Dominique Meyer, productions passepartout faciles à reprendre par tous les temps, que Roščić a essayé de renouveler en introduisant des metteurs en scène neufs, en rachetant des productions ailleurs, on a ainsi vu arriver Kosky, Tcherniakov, Castorf, Bieito, des noms inconnus jusqu’alors. Il reste que les choix effectués récemment sur certaines nouvelles productions, qui explorent aussi de nouveaux noms (ce qui en soi est sain) se sont quelquefois soldés par des déceptions, comme Don Carlo (Serebrennikov) , mais aussi Fidelio (Nikolaus Habjan) ou la récente Luisa Miller (Philipp Grigorian) . Enfin, Sergio Morabito, ex-Dramaturge en chef et responsable des choix de mise en scène, a quitté la maison. À Vienne aussi, les choses ne semblent pas être aussi stables que souhaité.
NOUVELLES PRODUCTIONS
| Date | Oct 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Zemlinsky/Bartók |
| Titre | Eine florentinische Tragödie/Le Château de Barbe Bleue |
| MeS | Vasily Barkhatov |
| Dir.mus. | Alain Altinoglu |
| Cast | Grigorian/Maltman/Golovnin Grigorian/Boesch |
Un double qui ressemble singulièrement au triplé hambourgeois créé il y a peu (Frauen Liebe und Sterben) sans la partie Schumann. Ici au-delà de la thématique, c’est Asmik Grigorian qui est au centre du jeu et qui sans doute l’espère-t-on, remplira la salle.
À la mise en scène, Vasily Barkhatov, qui arrive à la Staatsoper après ses succès au Theater an der Wien (Der Idiot de Weinberg et Norma de Bellini avec Grigorian) et son récent échec (Stiffelio). Au pupitre, Alain Altinoglu, très souvent invité par Dominique Meyer et qui vient de diriger la saison dernière une reprise de Pelléas et Mélisande. Un choix un peu surprenant pour un programme aussi « austro-hongrois », mais « wait and see ».
| Date | Nov-Dec 2026 /Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 et 3 |
| Compos. | Richard Strauss |
| Titre | Ariadne auf Naxos |
| MeS | Barrie Kosky |
| Dir.mus. | Franz Welser-Möst |
| Cast | Schultz, Behle, Nagy, Sáenz, Lindsey etc… |
Une nouvelle production qui succède à celle de Sven-Eric Bechtolf (qui disparaît après 43 représentations ce qui est peu quand on pense que la précédente, signée Filippo Sanjust, de 1976, en avait connu 162) elle était aussi dirigée au départ en 2012 par Franz Welser-Möst, magnifique dans Strauss, qui reprend ici la baguette. Ce devrait être un événement musical.
Cette fois-ci, c’est Barrie Kosky qu’on appelle, qui signera donc dans cette maison sa sixième production (un Lohengrin de 2005, la trilogie Mozart-Da Ponte, et Macbeth de Verdi). Daniel Behle en Bacchus sera sans nul doute intéressant, On entendra avec intérêt la Primadonna/Ariadne de Golda Schultz et la Zerbinetta de Serena Sáenz, ainsi que Michael Nagy. Moins Kate Lindsey… Mais c’est sûrement une production à voir
| Date | Déc. 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Hector Berlioz |
| Titre | La Damnation de Faust |
| MeS | Lydia Steier |
| Dir.mus. | Bertrand de Billy |
| Cast | Hubeaux, Osborn, Van Horn, Strazdas |
Christian Van Horn en Mephisto peut être discuté, moins Eve-Maud Hubeaux et John Osborn qui, comme Bertrand de Billy devraient être dans leur élément. Reste Lydia Steier, de qui je me méfie comme l’hantavirus.
Alors, une certaine curiosité mâtinée d’une grande prudence.
| Date | Févr-Mars 2027/Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 6+4 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Un Ballo in maschera |
| MeS | Nikolaus Habjan |
| Dir.mus. | Michele Mariotti/Marco Armiliato |
| Cast | De Tommaso, Salsi, Rebeka/Netrebko, Lemieux/DeShong, Staple/Monzó |
Ballo in maschera est un titre difficile, qui fait florès en ce moment soit dans des reprises, soit dans des nouvelles productions, ce qui ne laisse pas d’étonner. C’est pour moi un des titres les plus risqués du répertoire verdien, et la période n’est pas bien riche en vraies voix verdiennes… cherchez l’erreur.
On peut faire confiance à Michele Mariotti à qui Bogdan Roščić confie les nouvelles productions verdiennes (Luisa Miller la saison dernière). Freddie De Tommaso est presque le « ténor verdien maison » dans le sens où il a été aussi bien l’an dernier Rodolfo de Luisa Miller que cette année Riccardo de Ballo in maschera On ne présente ni Luca Salsi, ni Marina Rebeka qui assurera la première série. Avec les mêmes Anna Netrebko chantera Amelia dans la deuxième série, mais avec le solide Marco Armiliato en fosse et non pas la baguette souple et élégante de Mariotti. Au choix…
| Date | Mars 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | P.I. Tchaïkovski |
| Titre | La Dame de Pique |
| MeS | Evgueny Titov |
| Dir.mus. | Alexander Soddy |
| Cast | Gyngazov, Pinkhasovich, Zhilikhovsky, Urmana, Stikhina etc… |
Peut-être la plus intéressante des nouvelles productions. Avec un cast idiomatique, Stikhina est toujours meilleure dans ce répertoire que dans Puccini ou Verdi, La mise en scène d’Evgueny Titov succède à celle de Vera Nemirova, de 2007, et qui a connu 38 représentations depuis. Elle aurait pu tenir encore quelques années à mon avis.
Alexander Soddy, sera en fosse. C’est un bon chef, mais attention à ne pas en faire un chef à tout faire : à Vienne, il a dirigé Elektra, Animal farm, Lady Macbeth de Mzensk, Carmen, Die Zauberflöte, Otello, Parsifal, Salomé… il est vrai qu’il est soutenu par une agence viennoise puissante en matière de chefs…
| Date | Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 6 |
| Compos. | Vincenzo Bellini |
| Titre | I Capuleti ed i Montecchi |
| MeS | Tatjana Gürbaça |
| Dir.mus. | Gianluca Capuano |
| Cast | Oropesa, D’Angelo, I.Ayon Rivas, Mimica, França |
Même si le nom de Tatjana Gürbaça n’enthousiasme pas, voilà une nouvelle production qui se justifie, la dernière représentation de l’unique production précédente (1977, Filippo Sanjust) remontant à 1987.
Avec Lisette Oropesa et Emily D’Angelo en Giulietta et Romeo, on a deux voix qui devraient emporter l’enthousiasme du public, le reste de la distribution se défendant. En fosse, Gianluca Capuano, qui devrait donner à ce répertoire les couleurs qu’il mérite.
Une production qui devrait donc être digne d’intérêt et valoir le voyage.
RÉPERTOIRE
| Date | Sept. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Francesco Cilea |
| Titre | Adriana Lecouvreur |
| MeS | David McVicar |
| Dir.mus. | Marco Armiliato |
| Cast | Jaho, Garanča, Ganci, Frontali |
Solide représentation de répertoire, avec deux très grandes dames du chant et un chef qui tient largement la route.
| Date | Sept.2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Don Carlo |
| MeS | Kirill Serebrennikov |
| Dir.mus. | Pier Giorgio Morandi |
| Cast | Groissböck, Anger, Dupuis, Grigolo, Stikhina, Hubeaux |
La production est discutable, le chef moyen, le cast mi figue-mi raisin (Stikhina…). À éviter à mon avis .
| Date | Sept. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | W.A.Mozart |
| Titre | La Clemenza di Tito |
| MeS | Jan Lauwers |
| Dir.mus. | Cornelius Meister |
| Cast | Mokhoabane, Müller, Nolz, Lindsey, Kellner, Zámečníková |
Cast très correct, chef irrégulier, mise en scène sans grand intérêt, là encore, ne vaut que si vous êtes à Vienne pour autre chose.
| Date | Sept. 2026 – Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 8 (4+4) |
| Compos. | W.A.Mozart |
| Titre | Le nozze di Figaro |
| MeS | Barrie Kosky |
| Dir.mus. | Patrick Hahn/Axel Kober |
| Cast | Sempey/Filonczyk, Dreisig/Yende,Caroll/Zukowski, Fassi/Kellner, Neuhaus/Markovic |
Rien de très excitant pour les deux casts, sauf Dreisig. Une mise en scène qui fonctionne sans être une des meilleures de Kosky, mais il y a Patrick Hahn dans la première série en fosse et lui est vraiment intéressant. Quand vous voyez son nom n’hésitez pas…
Alors, pour lui surtout, septembre.
| Date | Sept-Oct 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Macbeth |
| MeS | Barrie Kosky |
| Dir.mus. | Francesco Ivan Ciampa |
| Cast | Dupuis, A.Bartoli, Vinogradov, Mavlyanov |
Magnifique mise en scène de Kosky, sans doute un de ses grands chefs d’œuvre, la meilleure du marché aujourd’hui .
Distribution correcte qui laisse émerger la Lady d’Anastasia Bartoli qui se lance dans les grands défis vocaux. Bon chef de répertoire.
| Date | Sept-Oct 2026 – Mars 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 7 (3+4) |
| Compos. | Giacomo Puccini |
| Titre | Tosca |
| MeS | Margarethe Wallmann |
| Dir.mus. | Giampaolo Bisanti/Francesco Ivan Ciampa |
| Cast | Byström/Kurzak, Tetelman/Alagna, Maestri/Enkhbat |
La Tosca légendaire de Vienne, une production culte de Margarethe Wallmann de 1958 créée par Karajan. À ce niveau, peu importe qui en fosse et sur le plateau. Il faut au moins la voir une fois dans sa vie.
Les distributions en alternance sont très différentes. Je préfère Alagna en fin de carrière mais raffiné à Tetelman le gueuloir. Pour le reste, question de goût.
| Date | Oct. 2026/Avril-Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 3+3 |
| Compos. | Georges Bizet |
| Titre | Carmen |
| MeS | Calixto Bieito |
| Dir.mus. | Henrik Nánási/Bertrand de Billy |
| Cast | D’Oustrac/Margaine, Alagna/Castronovo, Sly/Van Horn, Bondarenko/Ilie |
Carmen à tout va de Bieito, que tout le monde connaît. Distributions respectables. Chefs corrects… Si vous êtes à Vienne…
| Date | Oct. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | W.A.Mozart |
| Titre | Die Entführung aus dem Serail |
| MeS | Hans Neuenfels |
| Dir.mus. | Constantin Trinks |
| Cast | Hillebrand, Cerny, Staple, Kohlhepp, Schmidlechner |
On ne rate pas Entführung aus dem Serail, tant l’œuvre est devenue rare sur les scènes. D’autant quand la mise en scène est signée du grand Hans Neuenfels. Distribution passe-partout où l’on note quand même l’excellent Sebastian Kohlhepp en Belmonte et un chef solide.
| Date | Oct. 2026-Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 7 (4+3) |
| Compos. | Gioachino Rossini |
| Titre | Il Barbiere di Siviglia |
| MeS | Herbert Fritsch |
| Dir.mus. | Leonardo Sini/Antonino Fogliani |
| Cast | Segkapane/Monaco, Lindsey/Kataeva, Di Matteo/Schrott, Kiria/Romano, Plachetka/Alaimo etc… |
Production pas si mauvaise d’Herbert Fritsch, qui renouvelle un peu ce qu’on voit habituellement dans cette œuvre rebattue. Si vous hésitez, choisissez Avril avec une meilleure distribution et un excellent chef (Antonino Fogliani/Dave Monaco, Maria Kataeva, Erwin Schrott, Marco Filippo Romano, Nicola Alaimo)
| Date | Oct-Nov 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 (3+1) |
| Compos. | Claudio Monteverdi |
| Titre | L’Orfeo |
| MeS | Tom Morris |
| Dir.mus. | Stefan Gottfried |
| Cast | Karyazina, Villazon, Plummer, Ilie, França etc… |
Pourquoi pas si vous êtes à Vienne ? Même si la voix est ce qu’elle est, j’ai une sympathie forte pour Rolando Villazon…
| Date | Oct-Nov 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 (2+3) |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Otello |
| MeS | Adrian Noble |
| Dir.mus. | Bertrand de Billy |
| Cast | Kaufmann, Car, Salsi, Ódor etc… |
Kaufmann a été un Otello de grande classe, en a-t-il encore les restes ? C’est sur lui qu’est bâtie la distribution, qui compte Luca Salsi en Jago. Tout sera complet avec marché noir en prime…
| Date | Nov. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Luisa Miller |
| MeS | Philipp Grigorian |
| Dir.mus. | Daniele Callegari |
| Cast | De Tommaso, Tagliavini, Relyea, Enkhbat, Mkhitaryan, Sushkova |
À éviter comme la peste, malgré un bon chef et une distribution honorable.
| Date | Nov. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giacomo Puccini |
| Titre | Madama Butterfly |
| MeS | Antonio Minghella |
| Dir.mus. | Giampaolo Bisanti |
| Cast | Jaho, Guerrero, Maitland, Mokus |
Production “légendaire” ou du moins de référence, avec la Butterfly des quinze dernières années et un bon Pinkerton. Mais un chef ordinaire.
| Date | Nov. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Gaetano Donizetti |
| Titre | La fille du régiment |
| MeS | Laurent Pelly |
| Dir.mus. | Evelino Pidò |
| Cast | Morley, Anduaga, Kiria, Kren etc… |
Production mondiale de Laurent Pelly qu’on a vue dans tous les coins de la planète, mais qui se laisse toujours voir. Distribution dominée par Xabier Anduaga qu’on attend évidemment sur les aigus de « Ah ! mes amis quel jour de fête ». En fosse, Evelino Pidò chef de répertoire consommé sinon consumé, mais compétent.
| Date | Déc. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 3 |
| Compos. | Georges Bizet |
| Titre | Les Pêcheurs de perles |
| MeS | Ersan Mondtag |
| Dir.mus. | Emmanuel Villaume |
| Cast | Kulchynska, Flórez, Luciano, Stanchev |
Production 2026, confiée à Ersan Mondtag qui préfère les images à la dramaturgie. Au pupitre Emmanuel Villaume, seul gage français d’un plateau réunissant la délicieuse Olga Kulchynska e, Leila et surtout Juan Diego Flórez en Nadir, à 53 ans toujours aussi étonnant, c’est Ludovic Tézier qui chante Zurga en mai 2026, on aurait préféré qu’il le chante en 2027, à la place de Davide Luciano.
| Date | Déc. 2026 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 3 |
| Compos. | Giacomo Puccini |
| Titre | La Bohème |
| MeS | Franco Zeffirelli |
| Dir.mus. | Domingo Hindoyan |
| Cast | Wang, Neiva, Willis-Sørensen, Nazarova, França |
Pur répertoire tiroir-caisse, sans grand intérêt à aucun niveau, sinon évidemment la mise en scène de Franco Zeffirelli, de 1963, la même qu’à la Scala (Herbert von Karajan oblige, à Milan comme à Vienne) une pierre miliaire de l’histoire scénique de l’œuvre qui en est à plus de 470 représentations. Mais quitte à voir La Bohème, on évitera Willis-Sørensen, tout sauf une Mimi.
| Date | Déc. 2026 – Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 7 (3+4) |
| Compos. | W.A. Mozart |
| Titre | Die Zauberflöte |
| MeS | Barbora Horákova |
| Dir.mus. | Axel Kober/Sebastian Weigle |
| Cast | Groissböck/Cerny, Devieilhe/Olczyk, Zámečníková/Hillebrand, Dietrich/Breslik, Unterreiner/Eröd, Nigl/Nagl, Staple /Maia etc… |
On vient de voir à Genève une très belle Butterfly signée Barbora Horákova. Cette nouvelle production (2025) se situe dans une maison hantée, sorte de maison de poupée dans une ambiance assez « gothic ». Intéressant dans la mesure où la metteuse en scène tchèque sort enfin de l’opéra maçonnique pour explorer autre chose. Selon la date deux distributions dont on préfèrera la première en décembre avec Sabine Devieilhe en Reine de la nuit et surtout la merveilleuse Slávka Zámečníková en Pamina ainsi que Georg Nigl en Papageno, et en fosse l’inusable Axel Kober, garant de fiabilité.
| Date | Déc. 2026 – Janvier 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Johann Strauss Jr |
| Titre | Die Fledermaus |
| MeS | Otto Schenk |
| Dir.mus. | Franz Welser-Möst |
| Cast | Mittelhammer, Kleiter, Grassauer, Nolz, Schneider, Eröd, Hillebrand |
Cette Fledermaus est à voir de toute manière pour plusieurs raisons, d’abord parce qu’elle est signée Otto Schenk et qu’elle constitue un patrimoine authentique d’une mise en scène traditionnelle mais remarquable de l’opérette de Johann Strauss, ensuite pour la direction de Franz Welser-Möst assez rare dans cette œuvre et qui reste l’un des très grands chefs de ce temps, enfin parce que Vienne n’est jamais si bien servie que par soi-même.
Distribution non étincelante, mais la Rosalinde de Julia Kleiter, ainsi que l’Adele de Nikola Hillebrand et le Dr Falke de Adrian Eröd sont des garanties… ainsi évidemment que le Frosch idiomatique de Michael Niavarani.
| Date | Janvier 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Bedrich Smetana |
| Titre | Die verkaufte Braut |
| MeS | Dirk Schmeding |
| Dir.mus. | Tomáš Hanus |
| Cast | Černoch, Urbanowicz, Plummer, Bezsmertna, Kellner, Schmidlechner etc… |
Une fiancée vendue (Die verkaufte Braut) dirigée par Tomáš Hanus et chantée par Pavel Černoch suffit à satisfaire le mélomane qui aime cette œuvre, pas si fréquente en Suisse ni en France.
| Date | Janvier 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | Don Carlos |
| MeS | Peter Konwitschny |
| Dir.mus. | Bertrand de Billy |
| Cast | Tagliavini, Spyres, Hubeaux, Releya, Car, Dupuis etc… |
Si le Don Carlo de Serebrennikov peut largement passer à la moulinette de l’histoire de la mise en scène, le Don Carlos de Peter Konwitschny au contraire constitue en absolu une des grandes mises en scènes de ce début de siècle (2004), une référence pour le Don Carlos de Verdi (la version française), qu’on a vue à Vienne et Barcelone. Tronquée dans sa reprise de 2020 pour cause de Covid de ses scènes d’entracte, on devrait les retrouver cette année, ainsi que l’incroyable ballet (rêve bourgeois de Eboli), l’une des plus belles idées de la soirée.
Belle distribution dominée par Michael Spyres en Don Carlos, Etienne Dupuis en Rodrigue, Eve-Maud Hubeaux en Eboli, et Roberto Tagliavini en Philippe II, pour Nicole Car en Elisabeth, pourquoi pas ?
A ne manquer sous aucun prétexte, vaut à elle seule le voyage (17, 20, 24, 27, 31 janvier)
| Date | Janvier 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | W.A.Mozart |
| Titre | Don Giovanni |
| MeS | Barrie Kosky |
| Dir.mus. | Tomáš Hanus |
| Cast | Van Horn, Di Matteo, Osborn, Lombardi, Kulchynska, Park, Kellner, Markovic |
Tous n’ont pas aimé ce Don Giovanni assez abstrait signé Barrie Kosky. Je ne suis pas de ceux-là, et cette approche surprenante, près d’une bouche de l’enfer dans un espace fait de laves refroidies m’avait assez séduit. La direction de Tomáš Hanus devrait être correcte sinon mieux (après tout, Don Giovanni a été créé à Prague), la distribution me convainc moins, même si Lombardi et Kulchynska sont de belle mozartiennes et John Osborn sans doute un solide Ottavio.
| Date | Janvier 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | L.v.Beethoven |
| Titre | Fidelio |
| MeS | Nikolaus Habjan |
| Dir.mus. | Cornelius Meister |
| Cast | Konieczny, Holloway, Butt Philipp, Nazmi, Ilie, Jenz |
Sans être scandaleuse, la production est peu convaincante avec ces marionnettes qui alourdissent le propos. Mais si Cornelius Meister en fosse ne devrait pas faire mal, Jennifer Holloway en Leonore suffit à freiner les ardeurs. Inexpressive et sans intérêt dans tous ses rôles, il n’y pas de raison pour que Leonore fasse exception.
| Date | Février 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giacomo Puccini |
| Titre | Turandot |
| MeS | Claus Guth |
| Dir.mus | Henrik Nánási |
| Cast | Netrebko, Jagde, Feola etc… |
La belle mise en scène de Claus Guth avait été conçue autour d’Asmik Grigorian. Netrebko n’a pas du tout le même profil, mais c’est Netrebko ! Ce sera donc complet avec marché noir. Autour d’elle, Brian Jagde plutôt vériste que puccinien, et Rosa Feola, une Liù par excellence. En fosse, Henrik Nánási, plutôt bon.
| Date | Février 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Strauss |
| Titre | Der Rosenkavalier |
| MeS | Otto Schenk |
| Dir.mus | Sebastian Weigle |
| Cast | Byström, Summer, Hillebrand, Unterreiner, Brower etc… |
Depuis que Munich n’a plus dans son répertoire la merveilleuse production d’Otto Schenk, il reste au monde son autre production, viennoise, moins séduisante, moins élégante, mais tout de même à voir. Au pupitre, Sebastian Weigle qu’on sait être un très bon straussien. Malin Byström en Maréchale aura l’assise, mais peut-être pas le velouté, mais le chevalier d’Angela Brower est une très belle promesse, ainsi que la Sophie de Nikola Hillebrand.
| Date | Février-Mars 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Vincenzo Bellini |
| Titre | Norma |
| MeS | Cyril Teste |
| Dir.mus | Lorenzo Passerini |
| Cast | Yoncheva, Tagliavini, Hasan, Osborn |
Mise en scène médiocre, Sonya Yoncheva en Norma qu’elle est incapable de chanter, passez votre chemin.
| Date | Mars 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giuseppe Verdi |
| Titre | La Traviata |
| MeS | Simon Stone |
| Dir.mus. | Francesco Ivan Ciampa |
| Cast | Anduaga, Tézier, Lombardi |
Les parisiens connaissent cette Traviata, puisque Vienne et Paris se partagent la vision de Simon Stone. La distribution avec Xabier Anduaga et Ludovic Tézier est plus convaincante du côté des voix masculines que par Federica Lombardi, non pas à cause de la voix, mais surtout de la personnalité scénique. Ciampa en fosse est une garantie.
| Date | Mars 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Strauss |
| Titre | Salomé |
| MeS | Cyril Teste |
| Dir.mus. | Lorenzo Viotti |
| Cast | Holloway, Konieczny, Bohinec, Schneider |
Mise en scène de Cyril Teste (dans le style de « Festen », son (unique) grand œuvre) quand même meilleure que sa Norma ratée sur cette même scène. Pour le reste, Lorenzo Viotti devrait stimuler les curiosités, mais Jennifer Holloway en Salomé est une sorte de rien qu’on découvre avant même qu’elle soit sept fois dévoilée… deux chanteurs (corrects) maison pour Herodes et Herodias, et Konieczny en Jochanaan …
Une soirée escalope viennoise sera mieux venue.
| Date | Mars-Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Wagner |
| Titre | Parsifal |
| MeS | Kirill Serebrennikov |
| Dir.mus. | Simone Young |
| Cast | Beczala, Tézier, Schneider, França, Fischesser, Schmeckenbecher |
Le beau Parsifal de Serebrennikov bénéficie du retour en Amfortas de Ludovic Tézier, et c’est à entendre ! Autour de lui, Piotr Beczala en Parsifal, Christoph Fischesser en Gurnemanz, Jochen Schmeckenbecher en Klingsor et Simone Schneider en Kundry, vocalement à la hauteur, mais scéniquement ?
En fosse Simone Young, garantie pour Wagner.
À voir de toute manière.
| Date | Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | W.A Mozart |
| Titre | Cosi fan tutte |
| MeS | Barrie Kosky |
| Dir.mus. | Alexander Soddy |
| Cast | Alder, Molinari, Manu, Sempey, Finley, Nazarova |
Belle distribution pour le Cosi fan tutte en abime théâtral de Barrie Kosky (Louise Alder, Cecilia Molinari, Gerald Finley, Filipe Manu (seul survivant de la distribution princeps de cette production) sont de très bons atouts, tout comme Alexander Soddy en fosse.
| Date | Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Wagner |
| Titre | Tristan und Isolde |
| MeS | Calixto Bieito |
| Dir.mus. | Alexander Soddy |
| Cast | Värelä, Baumgartner, Schager, Youn, Eröd |
La mise en scène assez médiocre de Calixto Bieito avec un plateau relevé : Andreas Schager reste un Tristan de référence, même si je suis moins convaincu de Miina Liisa Värelä en Isolde. Ils sont très bien entourés Kwanchoul Youn (Marke), Tanja Ariadne Baumgatner (Brangäne) et Adrian Eröd (Kurwenal) ; en fosse, Alexander Soddy qui a l’air bon à tout à Vienne.
| Date | Avril 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Giacomo Puccini |
| Titre | Manon Lescaut |
| MeS | Robert Carsen |
| Dir.mus. | Giacomo Sagripanti |
| Cast | Grigolo, Stikhina |
Stikhina en Manon Lescaut, on l’adore hors d’Italie. Ce n’est pas mon cas. Dommage pour Vittorio Grigolo qui est et reste aujourd’hui malgré tous ses excès la plus belle voix de ténor italien qu’on ait sur le marché.
En fosse Giacomo Sagripanti, sans intérêt.
| Date | Nov.2026 – Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 6 (3+3) |
| Compos. | Gaetano Donizetti |
| Titre | L’Elisir d’Amore |
| MeS | Otto Schenk |
| Dir.mus. | Leonardo Sini/Antonino Fogliani |
| Cast | Volkov/Anduaga, Pogorelc/Yende, NN/Neiva, Maestri/Kálmán |
Deux distributions aux qualités comparables, même avec des voix très différentes comme celles de Bogdan Volkov et Xabier Anduaga. Ambrogio Maestri en Dulcamara est un inévitable des vingt dernières années, mais j’adore aussi Peter Kálmán. Quant à choisir entre Emily Pogorelc et Pretty Yende, c’est une question de goût…
En fosse, je choisis sans hésiter Antonino Fogliani… mais tout dépendra de votre agenda (novembre ou mai). En tous cas la production Schenk à laquelle il ne manque aucun bouton de guêtre, vaut mieux que bien des productions plus récentes.
| Date | Avril-Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Erich-Wolfgang Korngold |
| Titre | Die tote Stadt |
| MeS | Willy Decker |
| Dir.mus. | Sebastian Weigle |
| Cast | Vogt, Miknevičiūtė, Schuen etc… |
Si vous êtes à Vienne, ne manquez pas cette reprise, avec un chef solide et une distribution de référence (Klaus Florian Vogt, Vida Miknevičiūtė, Andrè Schuen…)
| Date | Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Alban Berg |
| Titre | Lulu |
| MeS | Willy Decker |
| Dir.mus. | Simone Young |
| Cast | Staple, Nigl, Baumgartner, Panikkar, Bankl etc… |
Une Lulu est rare sur les scènes, ne ratez pas l’occasion d’une distribution très relevée (Georg Nigl en Dr.Schön, Tanja Ariane Baumgartner en Geschwitz, Sean Panikkar en Alwa et la jeune Ilia Staple, membre de la troupe, en Lulu), direction Simone Young, qui devrait être correcte et mise en scène de Willy Decker, plutôt intéressante.
| Date | Mai 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Wagner |
| Titre | Die Meistersinger von Nürnberg |
| MeS | Keith Warner |
| Dir.mus. | Axel Kober |
| Cast | Volle, Fischesser, Nagy, Cutler, Müller, Jenz |
Ne ratez pas cette occasion non plus de voir Die Meistersinger von Nürnberg, lourde machine rare sur les scènes sous la direction sans doute solide d’Axel Kober, et avec une distribution étincelante. Michael Volle (Sachs), Christof Fischesser (Pogner), Michael Nagy (Beckmesser), Eric Cutler (Walther), Hanna-Elisabeth Müller (Eva) etc… dans la mise en scène sans génie mais digne de Keith Warner.
| Date | Mai – Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Strauss |
| Titre | Arabella |
| MeS | Sven-Eric Bechtolf |
| Dir.mus. | Constantin Trinks |
| Cast | Müller, Hillebrand, Nagy, Urbanowicz, Laurenz etc… |
Michael Nagy en Mandryka, cela ne se manque pas, et Hanna Elisabeth Müller en Arabella, Nikola Hillebrand en Zdenka complètent dignement le cast dirigé en fosse par l’excellent Constantin Trinks. Reste la mise de Sven-Eric Bechtolf… on ne peut pas tout avoir.
| Date | Mai – Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 4 |
| Compos. | Richard Wagner |
| Titre | Der fliegende Holländer |
| MeS | Christine Mielitz |
| Dir.mus. | Pablo Heras-Casado |
| Cast | Konieczny, Nylund, Cutler, Groissböck |
Cast flatteur avec la Senta de Camilla Nylund, le Daland de Günther Groissböck le Hollandais de Tomasz Konieczny et Eric Cutler en Erik. Fosse moins stimulante avec cette gloire exagérée qu’est Pablo Heras-Casado et mise en scène de Christine Mielitz à oublier.
Si vous êtes là et qu’il n’y rien d’autre…
| Date | Juin 2027 |
| Lieu | Staatsoper |
| N/Rep | 5 |
| Compos. | Umberto Giordano |
| Titre | Andrea Chénier |
| MeS | Otto Schenk |
| Dir.mus. | Axel Kober |
| Cast | Radvanovsky, Pinkhasovich, Beczala, Bohinec etc… |
Otto Schenk, c’est toujours une garantie de solidité cela ne vieillit pas. Dans le genre « grande tradition », mieux vaut Schenk que n’importe qui d‘autre. Avec le couple Beczala et Radvanovsky, on a un vrai couple « à voix », avec un souci du chant juste et beau. Axel Kober fera ce que qu’il peut sur un répertoire qui n’est pas le sien. Mais ce peut être une jolie soirée…
Conclusion générale
Ce blog s’adresse à un public non viennois qui ne peut faire d’une seule soirée à l’opéra un but de voyage. Certes, le programme de l’Opéra offre une incroyable palette, d’un niveau globalement enviable, mais l’offre musicale viennoise est tellement large et diversifiée qu’il faut pratiquer l’art de la dentelle pour gérer au mieux son séjour, y intégrant les concerts en journée des Wiener Philharmoniker au Musikverein, une soirée possible au Theater an der Wien, l’autre salle si intéressante avec notamment une programmation baroque que n’offre pas la Staatsoper, nous en détaillons la saison très prochainement, sans parler du Konzerthaus ou de la Volksoper, qui depuis que Lotte De beer en pris la direction a une offre assez stimulante. Et si vous êtes germanophone, ne pas oublier de jeter un œil au Burgtheater, qui trône magnifiquement (le bâtiment est de Gottfried Semper) à l’autre bout du Ring, et qui reste une des scènes les plus référentielles du monde germanophone avec une troupe d’acteurs exceptionnels.
Il y a de quoi bloquer à Vienne trois ou quatre soirées, sans oublier un petit moment dans mon café préféré, le Schwarzenberg Café, pour y passer quelques heures à rêver de la représentation de la veille ou du soir, ou pousser un peu plus au centre de cette Vienne des petites rues, vers le Café Diglas.
Il vous reste simplement à choisir…